22 février 2007
Cachemire express
14/02/07 En route pour le Cachemire.
Il est presque 9 heures. Je me leve attivement. Mon bus part a 9h45, il me reste vraiment peu de temps. Le temps de m'habiller et de fermer mon sac et 20 minutes ce sont deja ecoulees. Je vais rater mon bus a ce rytme la. Je quitte ma chambre en vitesse et me precipite sur le premier rikshaw disponible que je croise dans la rue. Par manque de temps, aucune negociation n'est possible et les prix pratiques ici sont plus ou moins fixe. Mon portefeuille le sentira passe. Il ne me reste maintenant plus que 15 minutes pour gagner Dharamsala d'ou partira mon bus.
Le rikshaw roule doucement en raison du denivele et de l'etat irregulier de cette petite route de montagne sur laquelle nous circulons. Pour une fois qu'un chauffeur fait preuve de prudence, je ne vais pas lui jetter la pierre. Le temps s'ecoule de plus en plus, et avec lui, les chances d'avoir mon bus aussi. Par chance, le petit vehicule a moteur arrivera juste a temps.
Je descend du rikshaw, paye le chauffeur, et me precipite en courrant vers la station de bus. Apres renseignement et confirmation, je monte dans le bus qui est cense me conduire a ma destination. A peine a bord, le bus demarre. C'etait moins une...
Je m'installe, puis commence alors le long trajet vers Jammu, etape essentielle et obligatoire ou un changement de bus m'attendra avant de rejoindre enfin Srinagar, ma destination finale. Le trajet se passera a merveille et dans un confort plus qu'acceptable contrairement aux trajets en bus precedents. Voyager avec un petit sac est vraiment tres appreciable. Je dormirais un peu, puis vers 16h, le bus arrivera enfin a Jammu, capitale du Cachemir.
Le Cachemire (ou Kashmir) est l'etat le plus au nord de l'Inde. Possedant des frontieres communes avec le Tibet, l'Afghanistan et le Pakistan, cet etat montagneux, fait regulierement l'actualite des journaux locaux et nationnaux. Attentas a la bombe, fusillades en pleine rue, enlevements et autres actes terroristes dechirent souvent cet endroit qui parait-il est la plus belle des regions du monde. Pourtant, cela fait quelues semaines deja, que je n'ai pas eu connaissance de tels actes. La situation semble donc stable pour le moment, ce qui m'a decide a aller voir de plus pres a quoi ressemblait cette region.
Ma prochaine etape est Srinagar. Mon bus n'est qu'a 20h. J'ai donc un peu de temps devant moi. Je passerais un long moment a lire, sur un banc du terminal de bus, jusqu'a finir mon livre, "Memoires d'otages" de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, relatant leur enlevement et leur detention en Irak par l'Armee Islamique Irakienne. Interessant et deconcertant.
Pas tres a l'aise au debut, je me detendrais par la suite et plusieurs personnes, sans doute par curiosite (je ne repond pas aux standard vestimentaire et physique locaux), viendront engager la conversation avec moi. L'heure du depart approche, je me dirige alors vers le bus, monte a bord puis m'installe.
Je suis le seul touriste a bord. Les passagers sont a 95% masculins. Les seules femmes etant pour la plupart voilees ou installees a l'avant du bus, mais toujours accompagnees d'une presence masculine. Le temps etant une notion aleatoire en Inde, le bus initialement programme pour un depart a 20h, partira finalement a 22h. Ce qui en attendant, me permettra de discuter avec mon voisin. Au debut, ce sentiment d'etre le seul touriste etranger, me rendait un peu mal a l'aise. Mais maintenant, je vois plus cela comme une chance, et j'ai l'impression d'etre protege, comme me le prouveront les nombreuses petites attentions et la gentillesse qu'auront les Kashmiris a mon egard. Ils tiennent a ce qu'on est une bonne image de leur region.
Le bus part enfin, puis apres un certain temps, je rejoindrais Morphee.
15/02/07 En route pour le Cachemire, suite.
Je me reveillerais plusieurs fois durant cette nuit. Non pas a cause de l'inconfort du vehicule, mais plutot du thermometre. Il fait en effet de plus en plus froid et les quelques effets personnels que j'ai avec moi (c'est a dire un tee-shirt, un calecon et une paire de chaussettes de rechange) ne me permettent pas de lutter efficacement contre le froid qui s'installe. Je parviendrais cependant a drmir par intermitences jusqu'au matin.
Il est 8h quand j'ouvre les yeux pour la derniere fois. Et la, le spectacle qui s'offre a moi est de toute beaute. Nous circulons sur des routes a flanc de montagne, le soleil brille et j'appercois au loin des sommets recouverts d'un epais manteau neigeu dont la puretee est eblouisante. Incroyable... L'endroit possede effectivement de precieux atouts pour gagner le titre de plus bel endroit du monde. Il ressemble un peu aux paysages de cartes postales que l'on se fait du Tibet.
A mesure que le bus avance vers sa destination finale, j'appercois de plus en plus de militaires. La presence militaire devient de plus en plus importante et elle est quaiment omni present a Srinagar, comme j ele decouvrirais plus tard. Sur cette route donc, unique acces terrestre reliant Jammu a Srinagar, mon regard reste scotche a la fenetre et ce qui s'y passe dehors. Des patrouilles de militaires lourdement armes circulent a pieds sur le bord de la route. Casque, gilet par balle, kalashnikov et autres fusils d'assault consituent une partie de la panoplie de ces soldats qui ne ressemblent en rien aux soldats de plombs de notre enfance.
Je les verrais regulierement parcourir le bord de la route, a l'aide de detecteur de metaux, a la recherche de je ne sais quoi. Des mines ? Des armes ? J'appercois aussi de nombreux panneaux aussi explicites que "High Security Zone", "Restricted Area"... mais aussi d'autres aux messages differents comme "Avalanche Zone", "Landslides Area"...rappellant egalement que la route presente regulierement des risques d'avalanches et de glissements de terrain en cas de fortes pluies ou chuttes de neige, bloquant ainsi l'acces de la route et la rendant impraticable, comme on peut le lire regulierement en hiver, dans les journaux.
Au dela de ca, le spaysages traverses sont sublimes. Le bus s'arretera de nombreuses fois pour des controles. Des militaires monteront a bord brivement ou plus longuement, faisant alors un bout de route avec nous. On dirait que ca ne plaisante pas du tout dans le coin, et je sens une certaine tension chez ces hommes kakis.
Apres quelques heures supplementaire, j'arriverais sans encombre a Srinagar, unique destination de mon premier sejour au Cachemir. Il est 14h quand je pose enfin mon sac dans ma chambre apres avoir change 2 fois de bus et parcourut une parti de la ville a pied depuis l'endroit ou le bus de Jammu avait depose tout ces passagers pour rejoindre l'endroit dans lequel je me trouve en ce moment, Dal Lake. Je residerais donc pour ces quelques jours, sur un "house-boat", qui comme son nom le laisse supposer, est une sorte de maison posee sur un bateau, flottant sur les eaux du lac.
J'ai donc a mon entiere disposition, vu la faible frequentatio touristique du moment, une petite maison flottante avec 2 chambres doubles, une salle de bain privee, un petit salon et une petite terrasse, pour un prix tout a fait derisoire de 100 roupies la nuit (1 euro = 57 roupies). Il n'en faut pas moins pour me ravir apres ce long voyage. Il m'aura fallu 26 heures pour parvenir jusqu'ici.
Apres la phase "decouverte" de ma nouvelle demeurre, et apres avoir pose mes affaires et profite un peu de l'endroit pour prendre un peu de repos, je pars faire un tour avec Mohamed, le pere de famille, proprietaire du house-boat vivant dans une petite maison juste a cote, pour faire un tour de shikara sur les eaux du lac. En l'absence de guide de voyage papier (abandonne au Nepla en raison du poids de l'ouvrage), et en raison du caractere particulier de la region, Mohamed sera mon guide pour les jours a venir. Je prefererais m'en passe mais...
Nous voila donc a bord de la traditionnelle et fine embarcation de bois kashmiri que l'on nomme ici "shikara". La ligne de flotaison de l'embarcation se situe au raz de l'eau et offre a ses passagers le sentiment tres agreable de glisser sur l'eau. La shikara se manoeuvre grace a une rame de bois dont l'extremite (celle qui sert a la propulsion), est en forme de fleur de lotus. Charme garanti. Le lac sur lequel nous navigons, Dal Lake, ressemble a la carte postale suivante. Imaginez un immense lac entoure de hautes montagnes hymalayenne aux sommets enneiges. En son centre, une petit ilot hebergant une coline sur laquelle se dresse au sommet un vieux fort en pierre. Sur ces eaux, le lac heberge des house-boats a perte de vue, des jardins flottants, des marches flottants, des roseaux, des fleurs de lotus, des aigles, des shikarams vendant toutes sorte de marchandises...
L'endroit est sublime, meme en cette saison hivernale, et tres reposant. Les habitants ont tous l'air plus gentils les uns que les autres et le seul moyen de transport sur ces eaux est la shikaram. L'endroit ressemble effectivement a un paradis sur terre. Le Laddak, cette sublime region, n'est d'ailleurs pas loin. Dommage que la region soit parfois victime d'un conflit sanglant qui dechire extremistes hindous et musulmans depuis la partition de 1947 qui donna naissance au Pakistan. Depuis, les 2 camps s'affrontent pour reclamer la paternite de cette region.
Je ferais donc a bord de cette petite barque, berce par les flots et propulse par la rame de mon guide, une premiere decouverte de Srinagar et de ses charmes. L'architecture de ces petites maisons flottantes est superbe. J'y reviendrais plsu tard. Apres cette ballade aquatique, nous irons faire un petit tour en ville. Ma premiere impression, est celle d'une ville sous occupation, etant donne l'omni presence militaire. Rien de tres exaltant a premiere vue. En revanche, j'ai ete surpris par la proprete de la ville. Moins pollluee que ces soeurs indiennes, elle offre meme de vrais trottoirs aux pietons, et on y trouve meme des poubelles. C'est la premiere fois depuis mon voyage que je croise des poubelles.
Vers 18h, nous regagnerons nos petites demeures flottantes et j'aurais ensuite l'honneur d'un repas finement cuisine. Je m'endormirais assez tot ravi par ce que j'ai deja vu mais fatigue par ce long voyage, au son de la priere sortant d'un haut parleur d'une des petites mosquees environnantes. L'endroit est pour le moment exceptionnel, a tout point de vue.
16/02/07 Srinagar.
Apres cette premiere nuit reposant sur les flots du lac, et la delicatesse d'un petit dejeuner dans la maison familiale, nous partons, Mohamed et moi pour une visite des mosquees de la ville. Nous sommes vendredi, jour de priere. Le jour est donc parfaitement choisi pour aller visiter ces lieux de cultes a l'architecture parait-il magnifique.
Apres quelques minutes a attendre le bus, et apres renseignement, mon guide me signal qu'a ete declaree aujourd'huiune greve des bus pour protester contre l'execution de Sadam Hussein qui avait eu lieu pendant la fete de l'Ahid, un vendredi de decembre 2006. on guide me signal alors qu'il nous sera difficil voir dangereux de nous y rendre a pieds etant donne la distance et les evenements qui pourraient eventuellement se produire. Pour ma securite donc, et au vu des precedentes histoires qu'il m'a raconte (comme celle de ce jour ou il a entendu une explosion en ville alors qu'il se promenait avec un touriste australien et qu'ils ont du prendre un rikshaw de toute urgence pour regagner la maison familiale), nous decidons de changer notre programme. J'apprecie son attention.
Nous sommes donc jour de priere aujourd'hui, est cela signifie que quasiment tout est ferme en ville. Nous repartirons donc en shikaram a la decouverte d'une autre partie du lac et de ses merveilles. L'architecture des house-boats est extraordinnaire. Ces maisons flottantes, toutes de bois presentent de nombreuses couleurs et details. Il en existe de toutes sortes, de la plus simple a la plus raffinee. De vrais palaces flottants pour certaines. Les details des boiseries des portes, fenetres, ballustrades, toits, mobilier... ainsi que les couleurs douces ou flamboyantes de leurs murs offrent aux visiteurs et a leurs occupants un rafinement et un spectacle dont l'oeil ne pourrait rester insensible.
Apres dejeuner, nous irons faire un tour dans la vieille ville. Endroit reposant a l'abris de l'agitation et de la circulation, constituee de vieilles maisons de pierres et de bois. Nous longeons un petit canal et mon guide attire alors mon attention sur des hamas de toles, de bois et autres objets en tout genre. En fait, se tenaient ici il y a quelques jours, des maisons qui ont ete demolies par la police et l'armee suite a une decision gouvernementale pour rendre la ville et l'endroit plus propre. Il est vrai que Srinagar, contrairement aux autres grosses villes indiennes visitees, est relativement propre. Mais peut-on "nettoyer" une ville de sa population au motif que les habitations dans lesquelles elle vit, par manque evident d'argent, ne correspond pas aux criteres esthetiques et a l'image que l'on souhaite donner au lieu ? Le probleme reste entier puisque ces gens n'ont pas d'autre endroit ou aller et que l'insultante et faible compensation financiere que le gouvernement leur a propose ne leur permet pas de reconstruire ailleurs. 12 000 roupies par maison soit a peu pres 200 euros.
Apres ce petit tour dans la vieille ville (ces mots me gene car je ne voudrais pas qu'ils aient la connotation d'un spectacle touristique miserabiliste), nous regagnerons nos petites habitations. Il est 17h est une douce lumiere commence a s'installer. Je m'installe sur la petite terrasse puis commence la lecture d'un livre trouve dans la bibliotheque du salon. J'aurais du en emporter un autre avec moi, mon sac en etait plein et j'avais plus de livres et de matos photo que de fringues, en partant pour ce voyage en Inde. L'ouvrage est en anglais est relate la premiere ascencion de la face sud de l'Annapurna. Petit retour au Nepal au fil des lignes que j'aurais le temps d elire d'ici mon depart.
Je partagerais ce soir, un repas dans la maison familiale et devant la television. Le petit poste datant de Mathusalem diffuse en noir et blanc un sitcom indien melo-dramatique vraiment nul. Le drame qui s'y deroule correspond tout a fait au schema scenaristique traditionnel de ce genre de niaiseries. Histoire d'amour, argent, mensonges et trahison, histoires tragiques et autres rebondissements exhuberents, s'enchainent de maniere surrealiste. La realisation en revanche elle, n'a rien d'accademique et ne correspond en rien aux regles habituelles. Fait avec les moyens du bord, les plans et leur enchainement semblent avoir ete fait par des individus totalement ignorant des regles d'usage. Le cameraman doit sans doutre etre parkinsonien, la camera doit etre un camescope, le monteur un stagaire... Le jeu des acteurs un peu surjoue, rattrappe quand meme un peu le coup et je me prend meme a ce feuilleton auquel je ne comprend rien de ce qui se dit mais dont j'arrive a deviner l'histoire.
De retour dans mon petit palace, je m'installe dans le salon d'ou j'ecris ces lignes. Il se fait tard et je dois me lever de bonne heure demain. Le petit poele qui brule depuis tout a l'heure dans ma chambre, a du apporter une douce chaleur a la piece. Ces dans ces conditions que je vais m'y rendre avec plaisir et rejoindre Morphee pour une douce nuit.
17/02/07 Dernier jour a Srinagar.
Reveil tres matinal ce matin au son de la priere sortant du haut parleur d'une des mosquees du lac. Il doit etre 5 ou 6h. Je me leve a 6h30 car nous avons prevu un programme de visites charge aujourd'hui. Visite du marche flottant aux fleurs, mosquees et jardins Moghols.
En sortant de mon petit chez moi, je decouvre avec surprise un fin manteau blanc recouvrant tout. Il a neige cette nuit et paradoxalement, les rigueurs du froid et de la neige apportent une certaine douceur au lieu et a l'atmosphere qui s'en degage.
En raison du temps donc, la visite du fameux marche aux fleurs est impossible. Il n'y aurait pas grand chose a voir car les vendeurs de toutes sorte ne se presseraient pas sur leurs shikara pour venir a la rencontre des rares visiteurs. Cela me laisse donc quelques heures de repos supplementaire avant notre depart vers 10h pour la visite des plus belles mosquees de la ville. Je mettrais ces quelques heures a profit pour lire confortablement pres du poele brulant dans ma chambre.
10h. Nous attendons patiament le bus quand un militaire nous demande poliement de degager. "Que ce passe-t-il ?" demande je a mon guide. "Il faut pas qu'on reste la, ils (les militaires) ont peur que l'on porte une bombesous notre paran (habit kashmiri traditionnel ressemblant a un grand poncho). Cette reponse reflete parfaitement le climat de tension et de suspicion qui regne par moment. Nous nous executons sans broncher.
Le bus arrive enfin et c'est dans la bon humeur que je monte a bord malgre le fait qu'il soit plus que complet. Il faut vraiment aimer le contact humain. Par contact humain j'entend contact physique. ca en est presque intime la. Je n'ai jamais ete aussi serre de ma vie dans un vehicule, meme dans le metro aux heures de pointe. Mais comment font-ils pour etre aussi nombreux dans ce bus...
Apres 30 minutes de bus dans des conditions "chaleureuses", nous arrivons enfin a destination. Apres quelques pas, j'appercois enfin le gigantesque dome de la mosquee dont nous allons faire la visite. J'y reviendrais plus tard. Nous marchons dans des petites rues beaucoup moins frequentees que celles du centre ville et de sa circulation. Il y a de petites echoppes en tout genre. Les carcasses de mouton pendent a meme la rue devant les boucheries, des femmes tissent des paniers ou autres objets en osier, des hommes discutent entre eux sur le trottoir... Bref, il y a de la vie dans ces petites rues. Une petite vie de quartier.
En continuant de marcher, une inscription sur un mur attire alors mon attention. Il y est ecrit ou plutot taguer "JKLF". Je l'avais deja appercu en venant par la route de Jammu et a pluseurs reprises encore depuis mon arrivee ici. J'en demand ealors la signification a mon guide. "Que signifie JKLF Mohamed ?". "Mujahidins" me repond-il. Sa reponse est singlante et ajoute une dimension encore plus concrete a ce qui se passe parfois ici.
Un peu d'histoire. Apres recherches, JKLF signifie en fait Jammu & Kashmir Liberation Front. Le JKLF est une organisation nationnaliste kashmiri fondee en 1977 a Londres par Amanullah Khan et Maqbool Bhat (condamne a mort et execute depuis). En quelques annees, l'organisation s'implenta dans plusieurs villes anglaises mais aussi plusieurs pays d'Europe et les USA. En 1982, des branches de l'organisation furent etablit dans la region du Kashmir sous administration pakistanaise, au Pakistan, et dans la region du Kashmir sous administration indienne. Le JKLF reclame la liberation du kashmir sous administration indienne. Le JKLF ne se revendique pas comme un mouvement terroriste, mais nationnaliste. Pourtant, leurs principaux actes de violence sont le meurtre, le kidnaping et le detournement d'avion). Terrifiant...
Apres cette petite paranthese, je reprend mon recit. Nous arrivons donc enfin apres quelques minutes de marche, devant l'entree de la mosquee. L'entree est lourdement gardee par des militaires et ils faut montrer patte blanche pour acceder dans l'enceinte du lieu de culte. Apres une fouille relativement rapide et apres avoir explique pourquoi je me trimballais avec 3 appareils photo, nous entrons enfin.
La mosquee est magnifique. La mosquee Hazratbal c'est son nom, est la plus grande mosquee de la ville. Elle est situee au bord d'un lac et ses abords laissent place a de petits jardins. Le batiment offre une grande base rectangulaire d'environ 50 metres de long. Il est perce dans toute sa longueur par de nombreuses et grandes fenetres de styles Moghols. La base de l'edifice est ensuite surmontee par une petite tour carree sur laquelle trone l'immense dome de marbre blanc. La pointe du dome est recouverte d'or. Entierement de blanc vetu, ce lieu de culte offre une atmosphere paisible et reposante.
Apres un moment passe aux abords du lieu (je ne pourrais pas entrer a l'interieur), nous quittons l'endroit puis nous mettons a la recherche d'un bus. Apres 20 minutes de trajet dans les meme conditions que tout a l'heure (j'ai maintenant une certaine compassion pour ces pauvres sardines en boite), nous arrivons enfin aux abords de la Jamma Masjid, plus vieille mosquee de la ville.
Dans son style, le batiment, comme le precedent, est somptueux. totalement construit en pierre, l'exterieur est impressionnant. Le batiment est une sorte de grand carre ouvert sur l'interieur. Il n'ya a quasiment aucunes fenetres cote rue. Une immense porte en bois sculpte et paree d'or marque l'entree du lieu. a l'interieur, la hauteur sous plafond est immense. de grosses poutres en bois d'une seule piece soutiennent le toit de l'edifice egalement en bois est incruste de nombreux motifs. Le sol est totalement recouvert par d'innombrables petits tapis de prieres. Il y a un tapis par fideles et il doit y avoir au mois des milliers de tapis sur le sol dans chacune des ailes du batiment, qui non cloisonne, ne forme qu'une immense salle de priere. Les ailes du batiment sont percees d'innombrables et immenses fenetres dont je serais incapable de decrire l'architecture. La lumiere du jour qui penetre par ces fenetres offre l'eclairage principal. Ces ouvertures offrent une vue imprenable sur la cour interieure. Cette cour est composee d'un grand jardin. Deux allees perpendiculaires bordees d'arbustes et de haies finement tailles, et reliant les qautre ailes du batiment, constituent le seul moyen d'acces a cet espace vert.
Tout cela est encore une fois superbe et le calme impressionnant qui y regne grace a cette ouverture du batiment sur l'interieur qui protege le visiteur du bruit et de l'agitation exterieure, est une nouvelle fois extremement reposant. Apres un long moment de contemplation, nous quittons la mosquee. Nous continueront ensuite notre visite de quelques unes des autres mosquees de la ville, plus petites que leurs grandes soeurs, mais toujours aussi belles. Apres quelques heures, nous regagneront a pied nos petites maisons flottantes. Juste le temps de recroiser les innombrables bunker de sacs de sables, les militaires lourdement armes, des vehicules blindes et ces fantomes vetues de noir dont je n'arrive toujours pas a m'habituer. J'ai du mal a comprendre pourquoi cache-t-on les femmes de cette maniere. J'ai un pincement au coeur (le mot est faible) quand je les vois faire du shopping ou seules leurs mains depassent de cette camisole noire pour toucher les etoffes de tissus qu'elles ne peuvent voir qu'au travers d'un grillage place devant leur yeux. Tout cela est tellement extreme et inhumain.
Apres une courte pause dejeuner,, nous partons cette apres midi pour la visite des jardins Moghols. Ces jardins se situent au bord du lac. Ils ne sont pas tres grands, mais offrent suffisament d'espace pour trouver un endroit tranquil ou se reposer, pic-niquer, se ballader ou prendre du bon temps comme le font les quelques couples ou familles indiennes qui s'y trouvent en ce moment.
Les jardins offrent de grandes allees bordees de grandes pelouses, d'arbres, de bancs, fontaines et autres pieces d'eau, fleurs... Le lieu pourtant simple est relativement complexe a decrire. En revanche, il ne me sera donne que peu d'occasions d'appercevoir ces fameuses fleurs qui donnent au lieu un air de paradis. Nous sommes en hiver, et les rigueurs du climat n'autorise aucune floraison en cette saison. Mais Les jardiniers s'affairent deja a planter ou a entretenir ces espaces pour offrir aux visiteurs un spectacle haut en couleurs a l'arrivee du printemps.
Je passerais un long moment seul a errer dans les allees des jardins et profiter de l'atmosphere paisible et unique du lieu avec une vue imprenable sur le lac. Nous regagnerons ensuite par un nouveau trajet en bus dans les conditions habituelles, nos petites maisons flottantes.
Ce soir, je prendrais mon dernier repas et je passerais ma derniere nuit sur les eaux du lac dans cette region magnifique.
18/02/07 Retour a Mc Leod Ganj.
Lever de bonne heure ce matin pour quitter Srinagar et me rendre au terminal de bus. Un dernier tour de shikara pour rejoindre la rive et le centre ville et me voila definitivement sur le chemin du retour. Je marche donc dans les rues avec mon sac a dos. A cette heure la il n'y a pas grand monde et je suis etonne du peu de militaires present a cette heure la.
Peu avant d'arriver au terminal de bus, j'entend un homme prononcer "Jammu, Jammu !". Je m'approche et engage la discussion pour avoir plus de precision. En fait il s'agit d'un chauffeur de sumo, ces petites jeeps dont j'avais entendu parler. Voila l'occasion ideale de me rendre a Jammu beaucoup plus rapidement que le bus, dans un confort superieur et pour un prix semblable. Je saute donc sur l'occasion.
Je monte a bord du vehicule qui en fait est un J5 (sorte de mini bus) et m'installe tranquilement. Je suis le seul passager pour le moment et soudain un doute m'envahit. Est-ce vraiment un sumo ? Est-ce que ce vehicule va bien a Jammu ? Pourquoi suis-je le seul passager ? C'est bizarre, il ne prend pas la route habituelle. Autant de questions qui envahissent mon esprit a ce moment la. Mais je serais rassure quelques minutes plus tard quand d'autres passagers monteront a bord.
Le vehicule trace donc sa route vers Jammu. Le chauffeur est une vraie tete brulee. Rien d'inhabituel en Inde mais je n'ai jamais rencontre de chauffeur ou plutot chauffard aussi inconscient et suicidaire. L'homme roule excessivement vite, double dans les virages sans aucune visibilite, ne respecte aucune distance de securite et nous evitons a plusieurs reprises une collision frontale. J'ai envie de lui expliquer qu'il a la responsabilite de ses passagers et que son comportement va nous foutre dans le ravin ou dans un autre vehicule. Mais la barriere de la langue complique la chose. Je commence a m'enerver interieurement et j'ai maintenant envie de lui foutre mon poing sur la gueule. Peut etre que cela lui ferait redescendre son taux de testosterone et de connerie. J'ai pourtant appris la patience ici mais je ne suis pas pret a mourrir sur la route. Je n'aurais pas besoin d'en venir jusque la puisqu'il se fera rappeller a l'ordre par les autres passagers. Et puis mon exces de colere n'aurait rien change a la situation si ce n'est creer un incident diplomatique.
Le voyage du retour sera donc rytme par les exces de conneries de notre chauffard, et par ses nombreux arrets comme celui pendant lequel notre chauffeur decida de s'arreter pour faire recharger sa carte de telephone portable. Je patiente donc. De toute facon, nous avancons quand meme plus rapidement que le bus.
Notre vehicule sera de nombreuses fois fouille par des barrages militaires ainsi que le contenu de nos sacs. Toujours cette route... Contrairement a l'aller qui s'etait effectue de nuit, j'aurais le temps cette fois-ci de decouvrir les sublimes paysages que nous traversons. Des montagnes, des rivieres, des cultures en terrasse, des maisons de pierre... Le chauffeur a repris confiance et recommence son cinema. Il se penche maintenant dans les virages. Je vais mourrir, ca y est... Je vais finir encastre dans un camion ou au fond d'un ravin. Je me sens piege. Heureusement mon passeport que je garde toujours avec moi me rassure et me fait dire qu'au moins on pourra retrouver mon corps si le vehicule ne prend pas feu. Ce serait tellement con de mourrir sur la route... Mais il n'en sera rien, il faut croire que l'homme avait une certaine maitrise ou que j'ai une bonne etoile, et j'arrive enfin vers 17h a Jammu.
Je ne remercie pas le chauffard et descend du vehicule en direction du terminal de bus. Et la, j'ai la desagreable surprise d'apprendre qu'il n'y a pas de bus jusqu'a demain matin. Je n'ai pas envie de passer la nuit dans cette ville, il faut que je trouve une autre sollution. Je parcours donc le terminal de bus et de taxis a la recherche d'une sollution alternative.
Finalement apres de longues minutes a errer, je trouve enfin un bus pour me rapprocher de ma future destination. Puis je changerais encore trois fois de bus et prendrais ensuite un taxi pour parvenir enfin, en 16h seulement et juste avant minuit et la fermeture de mon hotel, a Mc Leod Ganj. Ce voyage etait incroyablement intense.
Me revoila donc confortablement installe dans ma petite chambre du Green Hotel.
Cette petite incursion au Cachemire, m'aura revele une region magnifique et tres contrastee. Contraste entre la beaute de ses paysages et l'horreur de la violence qui s'y deroule parfois. Contraste entre ces kashmiris charmants et ceux plus fermes, entre ces militaires lourdement armes et ces hommes circulant en charette. Entre ces femmes legerement maquillees et celles invisibles en raison de l'extreme interpretation d'une religion... Il y aurait tant de chose a dire sur cette region unique que je ne connais pas vraiment. En tout cas j'y ai passe quelques jours exceptionnels.
Une chose est sur en tout cas, j'y reviendrais, mais plus longuement et sans guide.
Du 19/02/07 au 01/03/07 Derniers jours a Mc Leod Ganj.
Depuis mon retour du Cachemire, nous passons Joe et moi nos journees a jouer aux cartes, au billard, se faire des bons restos, courrir, aller au cinema.. Bref des journees extremement chargees. Il faudrait pourtant que je quitte cette endroit pour continuer mon voyage. Mais je me sens tellement bien ici.
J'ai egalement passe de nombreuses journees a essayer de faire renvoyer certaines de mes affaires en France, en vain, a cause des nombreuses coupures d'electricite. Chaque fois que je suis venu au bureau de poste, il y a eu une coupure d'electricite. Et ces messieurs et mesdammes des postes ont besoin d'electricite pour utiliser une machine pour envoyer mes affaires.
Hier matin, j'arrive donc peu apres l'ouverture. Il y a deja, comme d'habitude, un monde fou. Et comme d'habitude, tout le monde essaye de se passer les uns devant les autres. Il faut donc jouer des coudes et s'imposer. Mon enorme sac a dos de 70L avec lequel j'etais parti, m'y aidera facilement. Il y a 6 employes dans ce bureau, et pourtant, la fil d'attente ne desemplit pas. Un s'occuppe de vendre des timbres, une autre d'envoyer des colis et je n'ai pas bien compris a quoi servait les autres. En totu cas, ils sont tous sollidaires car quand un perd son stylo, c'est tout les employes du bureau de poste qui se mobilise pour partir a la recherche de la precieuse plume. Tout cela donc dur des heures et au bout de seulement 1h30, je parviend enfin a me debarasser de mon sac. Il devrait arriver par bateau en France dans 6 semaines. Ou dans 6 mois, ou pas du tout. J'ai eu toutes sortes de recit d'experience la dessus.
Depuis quelques jours, les coleres du ciel s'abattent sur nous. Ca ne plaisante pas du tout. Pluies torrentielles, neige... me font regretter mes affaires d'hiver que j'ai renvoye en France. C'est un signe, il faut que je parte. J'i donc achete mon billet de bus et suis enfin pret pour quitter cet endroit. Ce matin, je viens de realiser qu'il ne me restait que 29 jours. Il faut vraiment que je commence mon voyage dans le sud.
Prochaine destination, Khajuraho. Cet endroit va me manquer, et les quelques personne sque j'y ai rencontre aussi.
13 février 2007
Retour en Inde
05/02/07 Retour sur le territoir indien.
Apres avoir passer la frontiere
nepalaise, il nous faut maintenant trouver un bus pour nous rendre a
Varanasi (Benares), notre prochaine etape ou nous avons decide de
passer quelques jours avant de retourner a Mc Leod Ganj.
Nous
emprunterons finalement, pour le meme prix que le bus, en moins de
temps, et dans un confort superieur, une Jeep pour la ville Saine. Cela
parait douteux et nous avons du mal a croire, comment cela est
possible. Nous nous attendons donc mefiants, soit a payer des frais
supplementaires, soit a finir en calecon sur le bord de la route dans
un coin perdu. Il n'en sera rien.
Nous partageons la jeep avec
d'autres touristes. Un couple de coreens, un jeune chinois venu faire
du business en Inde, un italien, un canadien, Joe, et moi.
La
coreenne, malgre le luxe de ce voyage, passera son temps a se plaindre
de l'inconfort du vehicule, examinera et sentira les plats que nous
mangerons sur le bord de la route et reveillera le chauffeur a de
multiples reprises pendant la pause sommeil que nous avions decides,
pour eviter d'arriver en pleine nuit dans la ville Sainte. Cela doit
etre ses premiers jours en Inde et elle ne doit pas encore connaitre
l'inconfort et l'inhumanite des trajets en bus. Ou alors elle n'a
voyagee qu'en voiture avec chauffeur. Chacun sa maniere de voyager.
06/02/07 Varanasi, la ville sainte.
Le voyage en jeep s'est
merveilleusement bien passe. Nous n'en revenons toujours pas. En
revanche il nous a ete bien difficil de trouver une position
confortable pour dormir. J'ai le dos en compotes et des heures de
sommeil a rattraper. Mais tout cela etait tellement plus agreable et
plus rapide que le bus local.
Il est 6h, et nous devons a
present nous trovuer un hotel. Le canadien, qui connait un peu la
ville, nous propose de le suivre. Nous partons donc en velos rikshaws
dans les rues de la ville. Joe et moi avons du mal a nous tenir tout
les deux assis sur la modeste banquette arriere. Nous n'avons pas trop
des gabarits indiens. Enfin surtout Joe.
Quelques minutes plus
tard, le chauffeur du canadien s'arrete pour lui demander la route. Il
en profitera alors pour jouer de l'effet de surprise de la destination
qu'il ne pensait pas aussi loin pour faire grimper le prix de la course
par 2. Le canadien acceptera sans broncher. Nous n'allons peut etr epas
le suivre a l'hotel...
Quelques minutes plus tard, nous arrivons
a destination. Nous payons le prix convenus, puis quittons le canadien
que nous recroiserons surement plus tard, et partons a la recherche
d'un hotel. Nous marchons a present sur le bord des ghats, ces fameux
escaliers de pierre appercus de nombreuses fois en photos ou a la
television, et qui se jettent dans les eaux crasseuse du gange. La
ville s'eveil doucement.
Apres de longues minutes d'errance,
nous trouvons enfin notre petite chambre. Nous y deposons nos affaires
puis prenons un peu de repos. L'apres midi, nous irons nous ballader,
dans les rues de ce nouveau lieu que nous ne connaissons pas encore.
Varanasi
ou Benares, est la plus sainte des villes indiennes. elle presente 2
visages. Le premier, est celui d'une grosse ville indienne bruyante,
salle et polluee, qui ne presente pas d'attraits particuliers. Le
second, est un visage beaucoup plus authentique. Celui des bords du
gange, de ses petites rues etroites et de ses cremations et ceremonies
religieues.
Nous nous promenons donc sur les ghats. Des gens se
baignent dans les eaux douteuses du fleuve ou l'on trouve toutes sortes
de choses. Dechets en tout genre, morceaux de cadavre et objets de
toutes sortes, occuppent les eaux poplluees de ce fleuve sacre.
Des
milliers d'indiens, se rendent chaque jours en pelerinage a Varanasi
pour venir se purifier dans les eaux du fleuve sacre. D'autres, y
viennent pour attendre la mort et etre ensuite incineres. L'atmosphere
qui regne ici est tres difficile a decrire. Il y a un melange d'odeurs
tres particuliers. Encens, odeurs de brule, dejection humaine et
animal, mais aussi parfums delicieux se battent pour occuper l'espace
olfactif. tout cela offre un cocktail unique et bien difficil a decrire.
En
continuant, nous appercevons les nombreux Sadhus qui trainent sur les
bords du fleuve. Vetus de leurs etoffes de tissus oranges, ou de leur
simple tenue d'Eve, ils restent la, en groupe, a discuter et consommer
d'innombrables subsances pour entrer en meditation. Quelques touristes
les entourent parfois, consommant avec eux majiruana ou opium a la vue
de tous. Nous croisons des touristes defonces, il doivent deja etre en
communication avec Shiva. D'autres sadhus s'offrent en spectacle. Nous
nous arretons devant un homme qui enroule son sexe autour d'un sabre.
J'ai un peu de mal a comprendre la signification religieuse de cette
performance.
A plusieurs reprises on nous ionterpellera pour
nous vendre toutes sorte de choses, y compris toutes sortes de drogues.
La frequence de ce genre de demande est si elevee, que cela en devient
vraiment desagreable. des vaches et des singes se promenent egalement
sur les bords du fleuve.
Dans l'apres midi, nous assistons a
plusieurs cremations. Les corps se tiennent la, enveloppes dans des
etoffes de tissu dore. Ils attendent la, sur le bucher, que l'ont
vienne allumer le feu qui leur permettra de quitter cette vie et de
continuer le cycle de leur reincarnation. Nous apprendrons que plus le
bucher est gros, plus la personne etait importante. Un gamin traine a
cote d'un corps en train de ce consumer sur le bucher. On appercoit
clairement le tronc, la tete est deja partie en cendre. Le jeune homme,
ramasse les cendres et le sable aux abords du bucher, pour essayer de
trouver, lorsqu'il plongera son panier dans le fleuve, des bijoux ou
autres traces d'or epargnes par le combustion de cette ceremonie
mortuaire. La cremation ici n'a rien d'inhabituelle, les corps defilent
toutes la journees et les hommes charges de ce travail semble
completement detaches. Nous nous habituons egalement a ce "spectacle".
En
fin d'apres midi, nous retournons a l'hotel. Apres un bon repas, nous
jouerons encore une fois au billard. avant d'aller nous coucher, nous
rencontrerons Alex, un francais avec qui nous auront une conversation
navrante mais desinteressante. Alex, ancien accro a la cocaine, semble
surpris par notre non consommation de drogues. Pour lui, Varanasi est
la ville de la defonce, il n'y a que ca et il n'y a pas d'autres
raisons de venir ici. Il nous expliquera alors comment on peut trouver
toutes sortes de drogues d'excellentes qualites a des prix tres
competitifs. Majiruana, cocaine blanche, brune, opium... Il nous
donnera tous ces bons plans et finira par nous proposer de venir le
rejoindre pour fumer un petit splif entre amis.
Apres un poli
refus, nous le quittons et regagnons notre chambre. Quelle conversation
desolante. Voila sans doute pourquoi, en tant que touriste on nous
propose a longueur de journee toutes sorte de drogue. Ca m'ennerve. Il
y a pourtant bien d'autres choses a voir et a faire dans cette ville.
Voir tout ces blaireaux defonces, faire des milliers de bornes pour
finir par chier et pisser dans leur calecons au bords du gange me donne
la nausee. Quel regretable spectacle. chacun sa facon de voyager.
07/02/07 Kasparov local.
Aujourd'hui, nous devons nous
renseigner pour les trains en partance de Varansi afin de regagner Mc
Leod Ganj ou nous devons retourner. Apres un petit dejeuner copieux,
nous apprendrons par un des types de l'hotel qui est plus ou moins
censer s'occupper de ca, qu'il n'y a pas de train. Etonnant. Apres lui
avoir confie la mission de nous acheter des billets ce matin, nous
decidons, comme le dit le fameux proverbe, de nous occupper nous meme
de la chose.
ous quittons donc l'hitel et prenons un velo
rikshaw pour nous rendre a la gare. Apres quelques minutes, nous
restons bloques dans un embouteillage impressionnant. Lasse par cet
immobilisme et l'inhalation des nombreux gaz d'echappement qui nous
entourent, nous decidons de finir le chemin a pieds. Cela sera sans
doue plus rapide.
Nous voila donc en train de nous faufiler
parmis cette circulation dense et les nombreux vehicules en tout genre
qui bloquent les rues. Apres quelques minutes, nous arivons enfin a la
gare. Direction le bureau d'information ou notre interlocuteur nous
dressera un plan tres detaille de notre itineraire et nous donnera
toutes les informations necessaires sur le horraires et les changements
de notre futur voyage. Il nous reoriente ensuite vers le bureau ou l'en
vend les billets.
Nous entrons dans une piece reservee aux
touristes. Quel choc. Dans une meme piece est rassemble une quantite
impressionante de voyageurs de differentes nationnalites. Aucaun
indien. La piece est pleine. Comme a la securite sociale ou a la
prefecture, nous faisons la queue. Ne manque plus que le ticket et l'on
se croirais de retour dans l'administration francaise.
En
attendant, nous faisons la connaissances de 2 francaises fraichements
debarques. Nous echangons nos experiences et bons conseils. Vient enfin
notre tour et nous trouvons finalement un train pour quitter la ville
demain matin. Nous ressortons de la gare et quittons les 2 francaises.
Peut etre nous reverrons nous plus tard dans notre voyage.
Nous
decidons de rentrer a pied de la gare car l'intersection qui etait tout
a l'heure embouteillee, doit certainement l'etre encore. Nous
croiserons au retour un elephant et quelques corteges de mariage. Nous
aimerions pour ce long voyage en train, avoir un jeu d'echec pour tuer
le temps. Nous partons donc en quete du precieux jeu dans les rues de
la ville. apres avoir fait plusieurs magasins et ne pas avoir te
emballes par la marchandise, nous entrons dans une petite boutioque de
jouets et d'objets en bois.
Il y a la ce qu'il nous faut. Ce qui
nous retient cependant, est le prix du jeu en question. Un peu trop
cher pour nous. Nous tentons alors d'utiliser notre argumentaire
commercial precedamment affute par l'experience des nombreuses
transactions realisees depuis le debut de ce voyage. en vain, notre
interlocuteur ne cede rien. Nous ressortons alors de la boutique. Ce
jeu est quand meme pas mal. Apres debat, nous retournons dans la
boutique lui faire une derniere offre. Il refuse. Il nous lance alors
la proposition suivante. Si vous jouez aux echecs contre moi et que
vous gagne. J'accepte votre proposition. Je suis alors designe pour
disputer la partie.
Nous nous installons alors a meme le sol,
sur un tapis, au fond de la petite boutique minuscule. L'homme me lance
alors une phrase que je ne comprendrais que bien apres. La partie
commence puis tourne rapidement a l'avantage de mon adversaire. Je
n'arrive pas a jouer, il me perturbe. Il est super fort et est en train
de me mettre une sacree derouillee. Il anticipe tout. Il prendra alors
un malin plaisir a faire durer la partie pour finir d'une faocn tres
speciale, au lieu de m'achever rapidement. J'essairais de resister
autant que possible mais rien y fera.
Nous acheterons donc le
jeu a son prix. Nous discuterons alors et sympatiserons avec
l'homme, entourres de son neuveu et d'un de ses amis, et il nous
offrira le the. Au dela de la defaite, j'ai beaucoup appris en jouant
avec lui. L'homme nous revele alors qu'il est le champion de la ville
et le second meilleur joueur de l'Uttar Pradesh, etat dans lequel nous
nous trouvons. Il joue egalement regulierement avec certains ministres
indiens. Je viens de me faire derouiller par le Kasparov local. ce
moment etait bvraiment tres sympa, par pur hasard, nous nous sommes
retrouver a jouer et a boire le the avec un crack indien des echecs,
dans une petite boutique. J'adore les rencontres que reserve parfois le
hasard.
Nous retournerons a l'hotel pour diner, jouer aux echecs et au billards avant d'aller nous coucher.
08/02/06 En route pour Mc Leod Ganj.
Ce matin, nous avons decider de nous
lever aux aurores pour essayer de prendre quelques photos de la ville
sainte au leve du soleil.
Nous sortons donc sur les gaths a la
recherche de quelques images. Il fait encore nuit. La ville s'eveille
et s'offre alors a nous le spectacle de ce debut de journee.
cremations, ceremonies religieuses, sadhuis faisant leur yoga... Nous
resterons la une bonne heure avant de retourner a l'hotel pour prendre
notre train.
Pour nous rendre a la gare, nous empruntons cette
fois-ci un rikshaw. Notre chauffeur doit avoir 12 ans et il conduit
deja comme les grands. c'est a dire n'importe comment. Il est
accompagne d'un adulte qui semble lui donner quelques directives.
est-ce son monituer de rikshaw ecole. Le gamin est doue et nous
arrivons sans encombre a la gare.
Un homme prend sa douche en
plein milieu des rails, avec un tuyaux d'arosage. Des singes habiles,
parcourent les lieux a la recherche de nourritures ou toute sorte
d'objets interessants. Apres avoir patiente un petit moment sur
le quai, notre train entre en gare. Nous montons et nous installons. Le
manege des vendeurs de toutes sortes recommence. Nous occupons le temps
a lire, je finirais 2 livres (Dans la peau d'un intouchable de Marc
Boulet, et Prisonnier du Paradis dont je ne me souvient plus de
l'auteur), jouer aux echecs et aux cartes. Je me prendrait encore de
nombreuses defaites en jouant contre des indiens.
Nous pourrons
cette fois-ci profiter de nos couchettes et dormir presque normalement
reveilles de temps a autres par la voix nasillarde d'un vendeur de
tchae. a 4h du matin je commence a prendre patience et j'ai limite
envie de lui dire de baisser d'un ton. Je n'en ferais rien.
09/02/07 Retour a Mc Leod Ganj.
Apres cette nuit en train et d'autres
changements de train, nous montons enfin a bord du bus qui nous
ramenera a Mc Leod Ganj. Nous y rencontrerons d'autres touristes,
notamment 2 francais. Le voyage sera inconfortable comme a chaque fois,
le bus rempli au dela de la raison, le vendeur de ticket agacant, et
nous finirons le voyage avec des gamins et le sac a main de leur mere
sur les genoux. Il pleut.
Apres de longues heures, nous arrivons
enfin a daramsala ou nous partageons un taxi avec les 2 francais pour
nous rendre a Mc Leod Ganj.
Je retourne a Green Hotel. La petite
chambre que j'occupais la derniere fois est malheureusement occuppee.
Je pourrais la reintegrer demain matin. Je recupere mes affaires
laissees chez Joe, puis decide de me faire un cine.
Du 10/02/07 au 13/02/07 Repos.
Depuis mon arrive, mes journees sont
tres semblables et tranquiles. Je passe mon temps a lire, j'ai donner a
laver mes affaires puantes du Nepal (je commencais a ne plus rien a
avoir a me mettre) et je suis quasiment abonne au cinema. Je vais voir
1 a 2 films par jour. Nous passons aussi notre temps a jouer au billard
avec Joe.
Je me suis remis a courir par contre et a faire du
yoga. En general, 5km de course a pied, et 45 minutes de yoga. J'essais
de m'y tenir chaque matin.
Je prepare egalement la suite de mon
voayge. Ayant ete oblige de vendre mon guide de voyage a Kathmandu pour
cause de surcharge de bagages, je recherche des informations sur ma
prochaine destination. Je pense que je vais aller au cachemire pour
quelques jours avant de revenir ici pour le nouvel an tibvetain.
Le
temps n'est pas au beau fixe, et le ciel depuis quelques jours nous
offres ses coleres pluvieuses et orageuses. Les temperatures chuttent,
l'hiver s'installe.
Depuis hier, je passe mon temps a mettre a
jour le blog. cette absence de presque un mois et longue a comblee. je
pense que je vais aller au cine ce soir.
Je partirais demain matin pour Srinagar au Cachemir.
Derniers instants au nepal
04/02/07 Dernier jour au Nepal.
Aujourd'hui, notre journee a ete rythmee par les memes activites que celles de la veille. Repos, bons restaurants, ballade dans la ville et au bord du lac, billards et verres le soir.
cette apres midi, je me suis fais coupe les cheveux et la barbe par une sorte de Jacques Desanges local. depuis que nous avions quitte l'Inde, ma pilosite capilaire et faciale, commencait a me faire ressembler a je ne sais trop quoi. Je reconnais enfin mon visage et retrouve ma coup reglementaire. cette homme est doue ! Au peigne et au ciseaux, il me fera la longueur et la coupe desiree en un temps reccords. J'avais un peu peur que cette experience prenne une tournure artistique comme l'avait prise l'experience de Joe avec le cordonnier a Kathmandu.
Nous quittons le Nepal demain pour retourner en Inde.
05/02/07 Adieu le Nepal.
Reveil matinal, cloture des sacs et depart a pieds pour rejoindre le terminal de bus ou nous attends un bus inconfortable pour la frontiere nepalo-indienne. Le bus se revelera inconfortable, comme a chaque fois, mais nous y ferons la connaissance d'autres voyageurs. Notamment Pete, un anglais avec qui Joe a pas mal discute et qui lui a raconte des histoires dont j'ai du mal encore a croire a leur existance. Comme celle de ce Simon, un autre anglais, qui s'est reveille dans le train, avec un indien sur sa couchette et un pouce dans l'anus. Colere de l'interesse au reveil garanti. Nous ferons attention a nous lors d nos prochains voyage en train.
Le bus atteint enfin Sunauli, ville frontiere sans charme que nous avions deja traverse pour venir au Nepal. Nous nous acquiterons des habituelles formalites administratives d'immigration, puis retournerons apres avoir traverser cette frontiere passoire, a nouveau officielement et physiquement en Inde.
A nous l'Annapurna.
25/01/07 Adieu Kathmandu.
Il est 6h45, le reveil sonne. Nous
sortons difficilement de nos sac de couchage. J'aurais bien dormis
quelques heures de plus. Rapide toilette, cloture des sacs, puis nous
quittons l'hotel pour un dernier petit dejeuner au Pumpernikel. La
receptionniste de l'hotel, nous a confirme que la circulation des bus
avait repris et que la greve etait terminee. Nous pouvons donc a
present prendre un bus pour quitter Kathmandu. Direction Besi sahar,
point de depart du trek du tour de l'Annapurna.
Apres un dernier
petit dejeuner princier constitue de the, jus de fruits frsi, oeufs,
croissants, tarte aux pommes et autres douceurs, nous nous mettons en
marche pour rejoindre le terminal de bus. Cette petite marche nous
permet de decouvrir un autre visage de Kathmandu, celui d'une citee
bruyante, a la circulation et a la importante dont la pollution est
comparee a celle de Mexico City. Comme en Inde, pas de gestion des
dechets. tout est a ciel ouvert. Rien de tres glamour donc.
Apres
20 minutes de marche, nous atteignons enfin New Bus station. Nous
achetons nos billets puis patientons assis sur le trottoir en attendant
le bus. Une demie heure plus tard, nous montons a bord. Nous essayons
pour notre confort d'innaugurer une nouvelle technique dans
l'agancement de nos sacs. Je crois que nous venons de trouver la
technique ultime qui va nous permettre de voyager un peu plus
confortablement. Elle serait ici trop longue et sans interet a decrire.
Le bus se remplis et nous demarrons.
Cela ne fait qu'un petit
quart d'heure que nous roulons quand le bus s'immobilise en plein
milieu de la route. Nous sommes bloques dans les embouteillages que
nous avions experimentes a l'aller. Nous n'avancons plus. C'est
l'anarchie routiere totale. La circulation est tellement congestionnee
que les motos roulent sur le trottoir au milieu des passants. La
circulation des passants sur le trottoir est egalement chaotique. quel
bordel.
Apres plus d'une heure, nous redemarrons enfin. a mesure
que nous nous eloignons de Kathmandu, la pollution devient moins
presente et moins visible. La vegetation et le ciel reprennent des
couleurs, l'eau des rivieres devient plus claire et moins encombree
d'immondices en tout genre.
Nous circulons sur des routes de
montagnes serpentant autour de cultures en terraces. Le chauffeur, un
tres jeune homme, roule plein gaz, meme dans les descente.
Heureusement, le bus semble avoir de bon frein. ce qui est d'ailleurs
assez surprenant vu l'etat exterieur du bus qui n'a rien de tres
rassurant. Il y aurait de nombreuses lignes a ecrire sur ces bus, leur
aspect exterieur et interieur, le chauffeur, l'homme qui vend les
tickets (ticket man comme nous le surnommons), ses passagers, la vie a
bord...
En gros, le concept du bus local est assez simple. 4
roues, un moteur, une grosse boite en fer posee dessus faisant office
d'habitacle, un chauffeur trompe la mort, un ticket man casse couille,
et du chacun pour soi a bord.
Nous voyagons plutot
confortablement grace a notre nouvelle technique d'agancement de sacs.
On devrait d'ailleurs la breuveter. Premier arret de la journee. C'est
l'heure de la pause dejeuner. Nous rencontrons une allemande qui part
egalement faire le trek de l'Annapurna. Pour ne pas voyager seule, elle
est accompagnee d'un guide. Nous discutons rapidement, puis tout le
monde remonte a bord du bus.
Apres quelque heures de routes
suplementaires, nous atteignons enfin Besi sahar. A notre grande
surprise, cela n'aura pris que 6 heures. Soit le temps de trajet prevu
initialement. Habituelement, il faut au moins ajouter 25% de temps
supplementaire aux estimations donnees. regle que nous avons apprises
et experimentee pendant nos interminables trajets en bus.
Besi
sahar semble etre une toute petite ville. il fait maintenant nuit et
nous n'appercevons que quelques petits hotels de chaque cote de la
route qui traverse la ville. Il nous faut maintenant trouver une
chambre. Cela ne sera pas complique, nous nous deciderons pour la
premiere visitee. Simple, pas chere et propre. Nous posons nos sacs
puis descendons dans le petit restaurant de l'hotel.
Le types de
l'hotel semblent absorbes par un match de catch qui passe actuelement a
la television. Nous nous installons a une table, passons commande puis
entammons la conversation avec un nepalais assis a cote de nous. Il
semble visiblement amuse par notre discussion et parle quelques mots d
francais. derriere sa grosse moustache epaisse, il affiche un large
sourir. Il semble rire de tout. Les autres types de l'hotel viendront
se joindre a notre petite conversation et nous passerons un agreable
moment.
Nous avons a present besoin d'une bonne nuit de sommeil
pour affronter cette longue journee qui se profile demain. J'ai hate
d'appercevoir cette haute chaine de l'hymalaya qui nous fait tant rever.
26/01/07 Besi Sahar (760m) - Jagat (1400m). Premier jour de trek.
Il est 6h quand nous sommes sortis de
notre sommeil par la sonnerie du reveil qui retentit dans la chambre.
Nous nous eveillons doucement et prenons notre petit dejeuner dans la
chambre, au lit, sans sortir de nos sacs de couchage. Au menu ce matin,
cereales et autres fruits seches achetes la veille a Kathmandu. Une
demie heure plus tard, nous bouclons les sacs et quittons la chambre.
Petite pause en bas dans le petit restaurant de l'hotel pour u dernier
the. Il est deja 7h et le jour se leve. Nous devons nous mettre en
marche.
Sur la route, nous appercevons pour la premiere fois, nos premiers sommets enneiges. Le spectacle est magnifique. Dans la matinee, nous traversons de nombreux petits villages charmants et nous longeons des rivieres, a l'eau incroyablement belle et pure. Les villages que nous traversons sont minuscules. Ce sont principalement des villages de fermiers. L'agitation de la ville est deja bien loin et nous nous retrouvons vite dans un monde beaucoup plus calme, naturel et authetique. Des rizieres en terrace bordent les villages. Les maisons sont faites de pierres et de bois. Les gens que nous croisosns affichent un large sourir et ont l'air tous plus gentils les uns que les autres. des bonjours et autres petites phrases de sympathie allimentent les breves discussions que nous avons avec eux.
Il est maintenant midi et il est l'heure de faire une pause pour manger un peu. Nous nous installons a la terrace d'un petit hotel charmant et prenons un peu de repos. Apres cette petite pause, nous repartons. Nous croiserons dans l'apres midi, de nombreuses caravannes d'anes. Dans ces montagnes, les denres de toutes sorte se transportent a dos d'annes ou a dos d'hommes. ous croissons des hommes portant des charges impensable sur leur dos. Au cours d'une petite pause, nous croiserons dans l'apres midi, celui dont nous avions longuement parler avec humour : le trekkeur allemand. Le trekkeur allemand est un homme d'une quarantaine d'annes, au ventre un peu bedonnant, portant un short, un marcel, une lampe frontale autour du coup en pleine journee et sur son dos un sac enorme d'au moins 80 litres. Le trekkeur allemand est equipe de tout ce qu'il faut pour traverser le Pole Nord sans inquietude. Ce qui lui permet d'avancer a une moyenne de 2km/h et d'etre ultra mobile.
Nous sommes un peu moqueur mais tout cela reste biensur a prendre au dixieme degre. Le trekkeur que nous avons croise, n'etait pas allemand mais belge ou luxembourgeois. il etait sympatique. Nous a raconter comment il avait deja sauve quelqu'un a 5400m d'altitude et comment il etait pret a affronter les 6m de neige au plus haut point de notre trek, grace aux raquettes qu'il avait emporte avec lui. Lui au moins, pourrait passer sans problemes, alors que nous avec notre equipement minime nous serons bloques. Nous verrons bien. Cela fait maintenant deux jour que ce monsieur est parti de Besi sahar. Nous en sommes partis ce matin. Nous le laissons repartir avec son guide. Nous le rattraperons un peu plus tard et ne le reverrons plus de tout le trek.
Nous avons bien avance aujourd'hui. Nous avons marcher jusqu'en fin d'apres midi pour parvenir jusqu'a jagat, et avons couvert a peu pres 30km sur les 300 que compte ce trek. Diner et coucher a 20h. Nous sommes fatigues par cette longue journee. La meme se profile demain.
27/01/07 Jagat (1400m) - Timang. Dur, dur...
Je suis a moitie malade aujourd'hui,
j'ai du choper un rhume. J'ai le nez bouche et la gorge en feu. Nouveau
petit dejeuner au lit. Je commence a me lasser de ces graines sans
saveur. Nous partons comme la veille de bon matin.
Apres 2 heures de marche seulement, je suis deja a la ramasse, je n'avance plus. Les chemins que nous empruntons ne plaisantes pas du tout. Ca monte, ca monte, comme je n'avais jamais vu. Sorte d'immense escalier en pierres qui necessiterait d'etre gravi a l'aide d'un ascenceur. Ce denivele me tue. Je fais beaucoup moins le malin, et l'Annapurna est en train de me montrer qui est le patron sur ces sentiers. Je me sens vraiment tout petit. Une pause coca s'impose.
Mon sac me fait mal aux epaules. Il est pourtant petit. Je decide quand meme d'abandonner du materiel. Un livre, ma trousse de secours dont je garderais le stric minimum, et quelques vetements. Nous repartons et nous remetons en marche. Nous traversons toujours des paysages magnifiques, croiserons des caravanes d'anes, mais aucun touriste. Nous avons l'impression d'etre les seuls sur ces sentiers.
Apres quelques heures de marche supplementaires, nous arrivons vers midi a Tal. tal est un endroit magnifique ! Petit village situe sur une petite plaine entre les montagnes, au bord d'une riviere. Nous marchons au bord de cette riviere, dans le sable, pour rejoindre ce qui semble etre une ville western. L'endroit est splendide, les mots me manque. Nous dejeunerons donc ici ce midi.
L'apres midi sera a l'image de la matinee pour moi. Horriblement difficile et douloureuse. Encore que de la montee, un denivele a rendre asthmatique n'importe quel animal de l'hymalaya. Joe lui n'est pas essoufle. Je ne comprend pas. Chaque pas me provoquent des crampes dans les cuisses, j'ai des crampes au main a force de tenir mon baton. Mes epaules me font souffrir, je n'ai plus aucune force et j'ai les pieds en sang. Nous arrivons a Timang. Je suis presque mort.
Nous dinons relativement tot puis nous couchons. Je m'endormirais sans aucuns problemes. J'ai pris une de ces giffles aujourd'hui...
28/01/07 Timang - Garu. La machine repart.
J'ai eu un peu de mal a me lever ce matin. Je suis toujours a moitie malade. Apres un nouveau petit dejeuner au lit, tres leger pour moi, nous repartons. Aujourd'hui, l'Annapurna semble etre plus clemente avec moi et nous offre des sentiers quasiment plats. Un vrai bonheur. Nous progressons donc rapidement et les douleurs de la veille ce sont estompees. Comme a notre habitude, nous faisons une petite pause coca dans la matinee. Le coca est un excellent moyen que nous avons trouve pour introduire une bonne dose de sucre dans nos organismes particulierement actifs depuis quelques jours. Cela fait son effet et evite le petit coup de pompe du matin.
A mesure que nous avancons, les paysages changent. Nous traversons maintenant de grandes plaines et d'immenses forets. Nous appercevons alors pour la premiere fois, l'Annapurna. Wouahou... quel magnifique spectacle. Petite pase dejeuner ensuite, puis nous repartons 1 heure apres.
Dans l'apres midi, dans les environs de Pissang, nous appercevons enfin ce dont Andy nous avait parle a Kathmandu. Un immense "bol" de granit se dresse devant nos yeux. Un incroyable demi cercle de granit se dresse devant nous. La chose est titanesque et nous avons du mal a apprecier l'echelle de ce geant de granit tellement il est immense.
En fin d'apres midi, une derniere montee, la seule de cette journnee, finira de m'achever avant d'arriver a Garu, ou nous poserons nos sacs pour la nuit. Situes sur les hauteurs, l'endroit constitue uniquement d epierres taillees, est magnifique et offre a ce petit village un cachet incroyable ainsi q'une vue imprenable sur l'Annapurna et ses 8091m. Nous sommes en plein milieu de l'hymalaya devant le 4e plus haut sommet de la planete. J'en perd mes mots.
Comme a notre habitude depuis quelques jours, nous dinerons tot et irons rejoindre Morphee de bonne heure. A mesure que nous prenons de l'altitude, le termometres perd des degres.
29/01/07 Garu - Manang (3540m).
Aujourd'hui, nous nous reveillons plus tardivement que les autres jours. Cette nuit, mon sommeil a ete bien plus agite que les nuits precedentes. Est-ce du a l'altitude a laquelle nous nous trouvons ? joe a attraper mon rhume.
Nous partons donc a 8h ce matin. La matinee sera tres tranquil et les chemins relativement facils. Les paysages que nous traversons sont de plus en plus desertique. Nous ferons dans la journee, plusieurs detours pour aller voir des grottes boudhistes. Trop fatigue, je laisserais Joe se rendre seul a la premiere. La seconde, apres une scencion d'une heure et demie sera introuvable. Je commence a avoir reelement soif. Nous n'avons plus d'eau. Nous n'avons bu qu'un litre d'eau depuis ce matin et n'avons quasiment rien mange. Tous les robinets que nous croiserons pendant cette ascencion seront soit geles a sec de la moindre goutte d'eau. J'en viens a vouloir manger la neige. Je n'ai jamais eu aussi soif de ma vie. Apres avoir chercher la grotte pendant plus d'une heure, Joe revient et me rejoint. Les temperatures chuttent a mesure que le soleil perd de la hauteur et nous devons nous depecher de redescendre avant qu'il ne fasse nuit. La descente ne nous prendra que 20 minutes.
La recherche de ces grottes m'a epuises. Les deniveles etaient impitoyables. Et j'ai vraiment envie d'eau. Nous la trouverons en fin d'apres midi a Manang, que nous avons atteind a notre grande surprise beaucoup plus tot que prevu. Nous avancons a une moyenne de 30km par jour.
arrivee dans le petit village, une damme nous ouvre son hotel et se met a depoussierer et faire les lits de notre chambre. Il n'y a vraiment pas foule en cette saison. En moyenne 1 touriste par jour par village. Nous serons choye ce soir. Chauffage sous la table, nourriture excellente et autres petites attention nous apporterons un reconfort bien merite apres cette journee eprouvante. Pour la premiere fois, j'ai vu Joe essoufle aujourd'hui. Ce mec est donc humain.
30/01/07 Manang (3540m) - Thorung Phedi (4700m).
Lever encore tardif ce matin. avec l'altitude, nous prenons maintenant le temps de prendre un vrai petit dejeuner et avons abandonner les graines et autres fruits secs sans saveur pour un certains temps.
Nous partons vers 8h. Comme nous ne sommes pas reste une journee supplementaire a Manang comme cela se fait habituellement pour l'acclimatation a l'altitude, nous avancons tres tres lentement afin de ne pas brusquer nos organisme. Nous avions decides les jours precedents de prendre un itineraire nous permettant de monter doucement et de rester au moins 2 jours a une altitude d'environ 3600m. Nos organismes semble le supporter. Nous verrons si le pari tient la route.
Nous dejeunerons a Letdar, situe a 2 heures de marche de notre objectif final, et a une altitude de 4250m. Nous prendrons notre temps puis nous repartirons. Pendant cette pause dejeuner, nous avons rencontre un allemand accompagne de son guide. Il en etait a son 9e jour de trek. Tout le monde semble surpris lorsque nous annoncons que ce n'est que notre 5e jour de trek. Sommes-nous inconscient ou tou simplement en bonne forme physique ?
Nous repartons donc en adoptant l'allure d'escargot que nous avons depuis ce matin puis apres 2h30 de marche nous atteignons enfin Thorung Phedi, point cle de ce trek. Thorung Phedi est situe a 4700m d'altitude. C'est la derniere etape avant le passage du pass de thorung La situe a 5416m d'altitude. Entre les 2 il n'y a rien. Les malheureux qui ne reussissent pas le passage de ce col sont condamner a redescendre. Tant que ce pass n'est pas franchit, faire le tour de l'annapurna est impossible. Rien de tres technique et complique. Le seul danger reste l'altitude.
Thorung Phedi est en fait un endroit ou se trouve 2 petits batiments. 1 principal servant de refectoir, et un autre servant de chambres. ambiance refuge de montagne garantie. Nous posons donc nos affaire dans notre chambre puis nous rendons dans l'autre batiment.
Attables autour d'une table, 3 russes et 1 canadien jouent aux cartes. Nous faisons connaissance et sympatisons. Plus tard, l'allemand rencontre a midi et un de ces compatriotes viendront nous rejoindre. Nous sommes les seuls a ne pas etre accompagnes de guide ou de porteur. Les discussions s'orientent bien evidemment vers ce fameux pass de thorung La qui inquiete tout le monde. A force d'en parler et d'ecouter les autres, la pression nous gagne a notre tour Joe et moi.
Nous dinerons tous ensemble et irons nous coucher tot en vue de l'epreuve de demain. Les guides et porteurs nepalais sont vraiment tres sympa et a la cool.
Nous nous couchons donc avec Joe un peu inquiet. Va-t-on souffrir de l'altitude cette nuit ou demain ? Va-t-on passer ? comment sera le temps ? Autant de questions qui commencent a occuppees nos esprits.
31/01/07 Thorung Phedi (4700m) - Jhomson (2713m). Jour de verite.
Lever a 4h45. La nuit fut tres agitee et le sommeil tres leger. Visiblement l'altitude joue sur nos organismes. Je me reveillerais au milieu de la nuit essouffle. Je trouve l'experience interessante. C'est la premiere fois que je me retrouve ci haut en altitude. En me couchant, je pouvais sentir mon coeur battre dans tout mon corps et chercher son rytme. La machine fonctionnait bien, pas d'inquietude, mais differemment de d'habitude. Le corps a des facultes d'adaptation extraordinnaires.
Nous nous levons donc et allons prendre notre petit dejeuner, repas essentiel de cette journee. Nous serons servis en dernier, priorite a ceux qui sont accompagnes de guide, mais partirons les premiers.
Pendant que tout le monde se prepare, nous partons Joe et moi a la lueur de nos lampes frontales, pour la derniere ascencion de ce trek. Les russes eux, sont partis il y a une heure de cela, avant tout le monde. Il est 6h, et il fait encore nuit. Il fait vraiment froid. L'eau a commence a gelee un peu cette nuit. Nous progressons encore plus lentement que la veille et partons a l'ascencion de ce fameux pass.
Apres 2 heures de marches, nous arrivons difficilement au High Camp, situe a 4900m d'altitude. Quelques baraquements constituent le dernier refuge avant le pass. Nous sommes virtuellement plus haut que le Mont Blanc. Cette asdcencion m'epuise et je cherche mon souffle en m'arretant tous les 30m.
Plus tard, nous rattraperons le groupe des russes qui semble a la peine. tout le monde progresse difficilement sous l'effet de la haute altitude. J'ai peur d'etre affecter par l'altitude alors je progresse a une vitesse encore plus lente. de toute facon, je ne controle plus la machine. Mon corps s'arrete de lui meme toutes les 30 secondes pour se reposer et faire le plein d'oxygene, de plus en plus rare.
Il est 9h30. Joe et deja la et j'arrive a mon tour au sommet d'un des pass les plus hauts du monde accessible en marchant. Nous sommes a 5416 et l'emotion m'envahit. Je n'en reviens pas, nous avons reussi. je pose mon sac epuise, pour reprendre un peu mes forces. Nous resterons la un long moment, a contempler cet incroyable spectacle qui nous entoure. Nous sommes au pied du Thorung Peak, sommet de 6144m dont le glacier est magnifique. j'ai du mal a decrire ce que je ressens a ce moment, mais je suis aux anges.
Venir ici, a parfois ete une vraie souffrance physique et psychologique, mais le spectacle en valait grandement la peine. Humblement, sans me pretendre alpiniste, et depuis la modeste altitude a laquelle je ne trouve, je comprend le sentiment qui peut pousser certains a vouloir gravir les plus hauts sommets du monde. Je n'ai pas de mots pour decrire ca (j'y repense d'ailleurs avec une vive emotion).
Le petit groupe se reforme et tout le monde arrive un a un au sommet. La joie se lit sur les visages eprouves par cette ascencion. nous fetons cela tous ensemble. tout le monde prends des photos, rigole... Un petit gouter s'improvise en partageant les gateaux et autres douceurs que chacun possede. certains fetent meme ca au whisky et a la cigarette. Du grand n'importe quoi.
Apres une derniere photo de groupe, nous disons au revoir a chacun des membres du groupe. Une longue journee nous attends encore. nous entammons alors la redescente vers l'autre cote de cette chaine montagneuse. La descente est longue et penible. Mes chaussures n'adhere plus, je suis fatigues, je manque de tomber a plusieurs reprises et commence a etre un peu fatigue psychologiquement par cette descente interminable. contrairement a ce que l'on pourrait penser, la descente n'a rien d'agreable. Le denivele tres important et le sol constitue de graviers, pierres et autres matieres installes, rendent la progression difficile et fatiguante. Mes pieds me font souffrir.
Apres 2 a 3 heures de marche, nous atteignons enfin Muktinath, premiere ville de ce cote de versant. Nous nous arreterons pour la pause dejeuner, comfortablement installes a la table du bob Marley Hotel, etablissement completement a la cool et a l'ambiance plus que detendu. Au menu ce midi Yak burger. Un burger a la viande de Yak. Pas mauvais ma foi. Cette longue matinee nous a quand meme bien fatigue, et nous hesitons a repartir ou a rester ici. finalement un peu pousser par chacun d'entre nous, nous repartons. Si j'avais ete seul je serait rester. Joe m'avouera que s'il avait ete seul il aurait fait la meme chose. Mais nous repartons.
Mes pieds me font attrocement souffrir. Je devine l'etendue des degats a travers mes chaussures. Nous avons decider de continuer, alors continuons, je n'ai pas envie de m'arreter maintenant. Je sert donc les dents et continue de marcher. je nme repete que la souffrance est psychologique pour essayer d'apaiser la douleur. Est-ce du masochisme ? Je trouve a nouveau l'experience interessante, et j'arrive plus ou moins a controler la douleur en pensant a autre chose.
Les paysages que nous traversons maintenant, sont totalement different de ceux de l'autre versant. De grandes montagnes et etendues desertiques, nous plonge au plus profond des montagnes de l'afghanistan et du Pakistan. Voila le decors dans lequel nous avons l'impression d'evoluer en ce moment.
Apres une apres-midi attrocement douloureuse et penible, nous atteignons de nuit Jhomson, point que nous nous etions fixes. Je ne suis quasiment plus en etat de marcher et seul me baton me porte jusqu'a l'hotel que nous avons trovuer difficilement, dans lequel nous poserons nos sacs pour la nuit. encore une fois, les gens s'etonnent de la distance que nous avons parcourus.
Cette journee fut extraordinaire, et je m'en rapellerais toutes ma vie. Nous avons marche pendant 12 heures, avons parcourus presque 30km en passant par un passage a 5416m, ce qui represente un denivele cumule (positif + negatif) d'environ 2700m. J'y ai laisse mes pieds au passage et tout cela n'etait pas bien raisonable. ils ne ressemblent plus a rien. J'ai les pieds gonfles comme jamais, en sang, des ampoules partout et je ne peuix quasiment plus marcher. Mes pompes sont vraiment merdiques.
01/02/07 Jhomson (2713m) - Ghasa (2012m). L'aventure va-t-elle s'arretee ?
Cette nuit, j'ai eu attrocement mal au pied, au point de ne plus pouvoir supporter le moindre draps. Je me leve, impossible de marcher. Les bains d'eau froides pris hier et maintenant n'y ferons rien. Merde, comment va-t-on continuer ?
Pendant le petit dejeuner, nous convenons, comme il m'est impossible de marcher, que nous devons trouvons une autre solution. Nous mettons aussi une croix sur le camp de base de l'Annapurna, a moins d'un miracle. J'ai le moral au plus bas. L'aventure ne va quand meme pas s'arretee maintenant ?
En discutant avec la proprietaire de l'hotel, nous convenons qu'il me serait plus sage de louer une moto ou un cheval. Mais aucun cheval n'est disponible. Ce sera donc la moto. Joe lui, prefere continuer a marcher. Nous nous retrouverons donc a Ghasa, situe a 4 heures de marche d'ici.
Mon chauffeur vient donc me chercher (je serais incapabkle de conduire quoi que ce soit), et nous partons sur les routes defonces. Je me ferais controler regulierement par la police et les militaire pour controler mon permis de trek.
Au bout de 15 minutes, la moto s'arrete et mon chauffeur me signale un probleme, visiblement de pneu. Il me laisse alors sur le bord de la route et me demande de patienter une vingtaine de minutes. Je patiente donc un peu perpeplexe. Va-t-il revenir ? Et s'il ne revenais pas ? Heureusement que je ne l'ai pas encore paye. Je croise alors Joe, nous discutons rapidement puis il continue sa route. Nous nous retrouverons dans la journee.
Le chauffeur reviendra et nous repartirons sur les routes defoncees du Mustang. cet etat du Nepla au paysage a couper le souffle. j'ai du mal a me tenir sur la moto tellement mes pieds me font souffrir et tellement l'etat de la route est irregulier. je manquerais a plusieurs reprises de tomber de l'engin. Nous traverserons des routes de montagnes, des ponts suspendus, des rivieres et d'autres petits villages avant d'arriver enfin a ghasa.
Je m'installe donc a l'hotel, comme nous l'avions convenu avec Joe, puis j'attend son arrive. 'en profiterais pour me reposer, lire et discuter ave un voyageur de passage. Mes pieds ont vraiment besoin d'une convalescence. Joe arrivera en debut d'apres midi. Il a fait vite. Nous passerons la nuit ici contraint et force par l'etat pitoyable de mes pieds.
Nous passerons notre apres midi a discuter, jouer aux cartes, boire des coups et envisager la suite de l'aventure. Je ne veut pas encore me resigner a abandonner l'idee du camp de base, mais joe lui est beaucoup plus pessimiste. Je lui propose qu'il le fasse sans moi et de l'attendre. Mais il refusera. Je decide de louer un cheval pour demain. Mais j'apprendrais le soir qu'il n'y a aucun cheval ni aucune moto de disponible dans le coin. Panique generale, comment allons nous faire. Je rassure joe et lui dit que demain je pourrais peut-etre marcher. Je me leve peniblement et lui fait une demonstration pitoyable de mes capacites actuelles. Il eclate de rire puis nous allns nous coucher.
"Tu sais, il peut se passer beaucoup de chose la nuit" lui dis-je.
02/02/07 Ghasa (2012m) - Tatopani (1189m). Miracle !
Je n'en reviens pas, je me leve, ouvre mon sac de coucahge et constate avec etonnement que mes pieds ont degonfles. Il restent toujours en piteux etat, mais j'arrive a me tenir debout et meme a enfiler mes chaussures. "Tu vois, je t'avais dis qu'il pouvait se passer beaucoup de chjoses dans la nuit". Je fais quelque spas dans la chambre. Je ne retrouverais pas notre vitesse de croisiere, mais au moins je pourrais marcher doucement. Je suis excite et le camp de base reprend place dans ma tete.
Nous allons prendre notre petit dejeuner puis nous bouclons nos sacs et partons tranquilement. Nouveaux controle des permis tout au long de la route. Nous traverserons de nombreux villages. La civilasation semble se rapprocher et les gens deviennent moins amicaux. La fin de l'aventure approche. J'ai un petit pincement au coeur.
Lors de la traversee d'un village, nous avons assister a un spectacle assez peu commun. Du sang partout sur la place, une tete de buffle d'un cote, des morceaux de carcasses de viandes un peu partou, et des hommes la hache a la main et des villageois tous rassembles pour observer le spectacle. Wouahou... Apres ce spectacle sanglant et inhabituel (nous avons echapper heureusement a la mise a mort de l'animal), nous continuons notre route. J'ai un peu mal au pied en raison de certains passages irreguliers, mais nous avons correctement.
Nous arrivons a Tatopanie en debut d'apres midi, point d'arrive de ce trek de l'annapurna. Pour feter cela nous nous gaverons de nourriture et de boissons, irons passer une bonne partie de l'apres midi dans des sources d'eau chaudes et trainerons la savatte.
A travers les nuages, L'annapurna nous offrira une image presque picturale de son sommet baigne par cette douce lumiere de fin de journee. Nous discuterons tardivement de cette aventure avec un petit pincement au coeur. Nous avons abandonnes l'idee de nous rendre au camp de base de l'annapurna en raison de mes pieds, de notre budget s'ammaigrissant d ejour en jour, et de l'enthousiasme que cette aventure suscite chez nous. Apres Thorung La, cela aurait une saveur moins excise.
Nous dressons le bilan de cet incroyable aventure. Des paysages a couper le souffle. Nous avons traverses des forets, des plaines desertiques, des rivieres en empruntant des ponts suspendus, des sentiers a flancs d emontagnes, des villages de pierres au charme exceptionnel, des monuments boudhistes exceptionnels, rencontrer des gens d'une gentillesse emouvante, avons goute aux joies de la haute altitude et avons pu observer les montagnes les plus hautes du monde. tout ca, avec un temps magnifique, et seulement une semaine pour parcourir les 300km que la plupart des gens font en 2 a 3 semaines. Si seulement je n'avais pas eu mes problemes de pieds.
Je ne regrette rien de cette experience et je suis ravis de l'avoir partager avec Joe. Je n'ai pas de mots pour decrire precisement ce que nous avons vecu, rencontres et observes et ressentis pendant cette experience intense. Ce qui est sur, c'est que je garderais a jamais ces images en memoires, et l'emotion procuree par ce passage a 5416 au coeur de l'Annapurna. Je suis plus que comble.
03/02/07 Adieu Annapurna.
Aujourd'hui, nous quittons
definitivement l'annapurna pour retrourner a la civilisation, c'est a
dire a Phokara, derniere ville nepalaise ou nous ferons une petite
halte avant de retourner en Inde.
Nous nous levons donc pour prendre un dernier petit dejeuner avec une vue sur l'annapurna et ses 8091m. Nous devons a present rejoindre a pied un petit village, d'ou nous emprunterons une jeep pour continuer la suite du voyage retour.
Apres quelques heures d emarches, nous atteignons enfin ce petit village en question. La, dans l'agitation, nous achetons nos tickets de jeep, puis nous dirigeons vers le vehicule. Nous chargons les sacs sur le toit et nous y installons a notre tour. Le voyage se passera donc sur le toit de la jeep. Nous nous tenons tant bien que mal pour ne pas tomber, ballotes par des routes de montagnes tres irreguliere. Ce voyage en plein air est tres plaisant. Nous profitons ainsi de l'air pur et d'une derniere vue sur l'Annapurna.
Apres plusieurs kilometres, nous atteignons un autre petit villae ou un mini bus nous attend pour nous rendre dans une autre ville ou nous pourrons enfin prendre un bus pour Phokara. Petite folie, nous nous offrons le luxe d'un taxi pour voyager confortablement et atteindre Phokara le plus rapidement possible. Nous croiserons en chemin un nepalais avec qui partager notre petit vehicule prive, et ainsi reduire encore nos couts de transport. L'homme est jeune, 25 ans, et est militaire dans l'armee britanique. Il fait un petit passage a Phokara pour voir sa soeur avant de repartir en angleterre. En discutant, nous apprendrons qu'il a ete envoye en Afghanistan l'annee derniere. Etre militaire c'est du serieux. Cela ajoute une dimension plus que concrete a ce metier dont beaucoup ont oublier les dangers et le cote desagreable de la tache.
Nous arriverons a Phokara en milieu d'apres midi ou nous trovuerons un hotel confortable. Nous y degusterons d'excellentes pizzas et finiront la soiree autour de parties de billards et d eplusieurs verres. Nous sommes retournes a la civilisation et a ces petits plaisirs.
12 février 2007
A nous le Nepal.
17/01/07 et 18/01/07 Depart pour le Nepal.
Lever matinal pour assister au cours de
yoga de 8h30. Joe m'accompagne et nous partons d'un peu leger et de
bonne humeur sur les petites routes de Rishikesh. Le soleil est
egalement de la partie. Tout commence donc merveilleusement bien.
Soudain, c'est le drame. J'entends des grognements et un cri. Je me retourne et je vois Joe se tenir la cuisse gauche.
- "Ca va ? Qu'est-ce qui s'est passe ?" lui demande je.
- "Putain, c'est le chien. Il m'a chique le batard." me repond Joe.
La
scene parait surrealiste. Joe remonte alors son pantalon et nous
examinons avec inquietude l'etendue des degats. Soulagement, pas de
plaie ouverte, juste de grosses erraflures bien vilaines. Le
portefeuille que portait Joe lui a epargne une vilaine blessure. La
machoire de l'animal a derapee et n'a pas pu penetrer la chaire. Mais
nous voyons clairement la trace de la machoire du canide.
Nous
decidons cependant de ne pas punir la bete et de lui epargner la
correction qu'elle meriterait normalement en pareille occasion. Il faut
cependant desinfecter. Nous faisons avec les moyens du bord. Je tend
alors a Joe mon gel desinfectant pour les mains pour qu'il puisse
desinfecter sa plaie. Je ne venterais pas ici les grandes qualites de
cette invention. Joe a quand meme un peu mal mais ca a quand meme l'air
d'aller.
- "T'es vaccine contre la rage ?" je lui demande.
- "Euh je sais pas."
- "Putain c'est quand meme un peu chaud mec. Je veux pas t'effrayer, mais c'est pas normal qu'il t'ai mordu."
- "Je crois que je suis passe trop pres de lui quand il dormait. Il a du avoir peur." me repond Joe.
Apres
reflexion et examen de l'incident, nous convenons que l'animal n'avais
pas l'air fou et n'avait pas de bave autour de la gueule, signes
normalement calir de la rage. Mais je reste quand meme un peu inquiet.
- "Normalement, quand tu te fait mordre par un animal, tu dois consulter un medecin pour faire des examens. C'est plus sur."
- "Tu crois ? Je pense que c'est pas necessaire." me repond Joe.
- "Ba
vaut mieux prevenir que guerir. Surtout que la rage ne se guerri pas et
que des l'apparition des premiers symptomes on peut plus rien faire,
meme si t'es vaccine. En fait, quand t'es vaccine, t'as 4 a 5 jours
pour consulter. alors que sans vaccin c'est 48h. Mais le vaccin ne
t'immunise pas contre la rage."
Apres avoir pese le pour et le contre, nous decidons de ne pas consulter et de continuer notre chemin.
- "Par contre, tu vas me signer une decharge mec parceque je veux pas d problemes avec deanne ou ta famile si je te ramenne pas." lui dis-je en plaisantant.
- "Et puis si tu deviens fou ou bleu, je traine de force voir un medecin."
Nous plaisantons de l'incident puis repartons en prenant garde de ne pas marcher trop pres des autres chiens et des singes.
Apres
cet incident, nous arrivons enfin au cours de yoga. Le cours se deroule
sans encombre et s'acheve 2h plus tard. Julia, l'italienne, etait
egalement au cours et je lui fait une derniere fois mes adieux ainsi
qu'aux chiliens presents egalements. Nous partons donc Joe et moi en
quete d'un petit dejeuner. Nous retournons ensuite a l'hotel, cloturons
les sacs, sortons dejeuner puis retournons une derniere fois a l'hotel
pour prendre une douche. Il est 16h, nous partons prendre le bus.
Apres
un petit tour en rikshaw, nous arrivons a la gare de bus. Apres examen,
nous decidons de prendre pour ce long trajet, un bus de luxe. Le mot
luxe ici, n'a pas la meme signification qu'en europe. Aucun fauteil en
cuir, pas d'hotesses ni de caviar ou de champagne. En fait, ce mot
designe un bus normal, avec des sieges normalement confortable, de
vraies fenetres qui se ferment et un bus qui ne s'arrete pas toutes les
10 minutes. La difference de prix est tellement minime et le gain de
confort tellement appreciable, que nous n'hesitons pas une seule
seconde.
Le voyage jusqu'a Delhi se deroulera de maniere tres
agreable. Nous pourrons reellement dormir, Joe pourra allonge ses
grandes jambes et ne sera pas oblige de dormir recroqueviller, la tete
sur mon epaule. Nous voila donc a delhi. Il est 2h du matin. La ville
dort profondement et contraste agreablement avec la cite bruyante et
polluee que j'avais connu a mon arrivee. Le manege des sollicitations
de toutes sortes recommence. Patiament, nous negocions le prix de la
course de rikshaw. Nous commencons a devenir assez bon a ce petit jeu
la.
Le petit tripcycle a moteur, apres un petit Delhi by night nous depose a la gare. apres renseignements, nous apprenons que notre train de demain matin part de l'autre gare de delhi. Nous ressortons donc du batiment et repartons ala recherche d'un rikshaw. La, les choses se compliquent un peu. Nous sommes les seuls etrangers, nous sommes en plein milieu de la nuit, et les rikshaws ne courrent pas les rues. Nous nous faisons accoster par tous les chauffeurs de rikshaws presents aux alentours. Nous nous retrouvons donc au milieu d'une dizaine d'indien. On nous propose toutes sorte de prix horriblement prohibitifs. Une dizaine d'indien, tous un peu ivre nous entoure. S'engage alors un vrai bras de fer commercial.
Il est 3h du matin, notre train part a 8h. Cela nous laisse donc 5h devant nous. Nous avons le temps et ne cederons pas. Un des hommes, visiblement le boss, semble un peu se foutre de notre gueule. comme nous ne parlons pas un mot d'hindi, la chose est relativement simple. Nous n'entrons pas dans son jeu est restons calme. Nous prenons les choses avec derision.
Apres 45 minutes de negociations (nous bataillon pour 10 roupies par principe), Joe lance alors l'argument fatal qui nous premettra de remporter la bataille. Je resume.
- "Ecoute mon gars. Combien t'as eu de clients cette nuit ? Combien t'en as maintenant ? Aucun c'est ca ? Tu preferes quoi ? Attendre toute la nuit ou faire affaire avec nous ? C'est simple. Tu nous pren, tu gagnes 50 roupies. Tu refuses, tu gagnes rien et tu poirottes jusqu'a demain matin."
Les rires et les moqueries cessent. Visiblement cela a du faire son effet. Un jeune homme nous embarque alors dans le frele vehicule. Apres avoir ete pousse par tous les indiens qui se foutaient de notre gueule, le rikshaw, qui refusait de demarrer, demarre enfin. La voila notre petite victoire. 50 roupies la course et les petits rigolos qui faisaient les malins tout a l'heure, nous poussent. L'affaire est pliee, a notre grande satisfaction. Nous savourons. Nous avons eu raison d'etre patient et cela confirme notre theorie suivante. Avec le temps, en Inde, vous pouvez obtenir le prix que vous souhaitez et non celui 10 fois superieur de votre interlocuteur. Notre argumentaire commerciale s'affute de jours en jours. Nous avons quand meme conscience de nous faire pigeonne.
Nous arrivons enfin a la bonne gare. des centaines de corps, enveloppes dans leur couverture, dorment a meme le sol, en plein mileiu de la gare. La scene est impressionnante. Nous slalomons entre ces momies en quete de nos billets de train. Le guichet qui les vends, n'ouvre qu'a 7h, Nous patienterons donc alors dans le seul cafe-restaurant de la gare a boire du the, manger et discuter. A7h, nous acheterons nos billet et le jour commencera a se lever. Le bruit et l'agitation de la capital renait avec la lumiere du jour.
8h. Le train entre en gare. Nous montons et decouvrons alors a quoi ressemble de pres les "sleeper class". des wagonds remplit de couchettes, pas de compartiments, de gros ventilateurs au plafond et d'epais barreaux aux fenetres. Nous avons l'impression d'etre dans un train penitentiare. S'il en existe.
Nous nous installons, le train demarre doucement. Avec lui, son cortege de vendeurs en tout genre defile. Des marchands de the, cafe, fruits, cacahuettes et autres denrees alimentaires de toutes sortes, mais aussi pulls, chaussettes, montres, portefeuilles... defilent toutes les 10 minutes dans le couloir central. Nous les entendons venir de loin car ils s'annoncent toujours avec une voix nasillarde difficile a decrire, et a la longue a supporter (surtout en pleine nuit).
Nous passerons 10h de notre trajet a jouer aux cartes pour tuer le temps sous le regard curieux et attentif de quelques indiens qui nous mettront une sacreee raclee lorsque nous leur proposerons l'hospitalite de quelques parties. Leur sens aiguise de l'observation, leur a permit de saisir toutes les subtilites de notre jeu malgre la barriere de la langue.
Il fait maintenant nuit, et la fatigue nouas envahit. cela fait bientot 24h que nous n'avons pas dormis.
19/01/07 sur la route.
Nous sommes toujours dans le train. Gorakpur, notre destination, n'est pas le terminus. Par consequent, nous avons peur de nous endormir et de rater notre arret. Nous luttons tant bien que mal pour ne pas sombrer. "Dans 1h." "Dans 2h30". Les differentes estimations de notre heure d'arrivee, varient en fonction de nos interlocuteurs, ce qui nous renforce dans notre decision de ne pas ceder a l'appel pourtant tres tentant de Morphee.
Je tombe de sommeil, j'en ai marre, je trouve le temps long. Je decide alors de finir le voyage debout, dans le couloir pour ne pas m'endormir. Joe, a demi allonge sur les sacs et la couchette, a parfois quelques moments d'abscence.
Il est environ 3h du matin, nous arrivons enfin a Gorakpur. Petite marche nocturne pour rejoindre le terminal de bus. La, un bus nous conduira a Sunauli, ville frontiere indienne avec le Nepal. Encore 3 a 4h de bus et nous arrivons enfin dans cette ville sans charme et sans attrait. Sorte de port ou se cotoient les gens de passages et les crapules en tout genre.
Nous passons le bureau d'imigration indien apres avoir remplis quelques paperasses et fait tamponer nos passeports. Encore quelque pas, et nous nous retrouvons sur le sol nepalais. Cette frontiere est un vrai gruyere. Si nous ne nous etions pas presenter de nous meme au bureau d'immigration cote nepalais, nous aurions pu entre sur le territoir sans visa et sans etre inquiete. apres quelques formalites supplementaires, et apres avoir obtenu nos visas, nous sommes enfin officielement au Nepal.
Nouveau trajet en bus de 12 heures dans des conditions plus qu'incomfortables. 60 passagers dans un mini bus de 25 places ne laissent pas beaucoup de place a ses occupants. Nous avons une equipe de jeunes bandits dont la priorite etait d'augmenter l'epaisseur de la liasse de billets que l'homme qui vend les tickets tient dans sa main. Le chauffeur lui, porte un bandana noir autour de la tete et du vernis a ongles sur les mains. Le bus roule a fond sur fond de musique pop et hip hop nepalaise. Folklorique.
Une demie heure avant d'arriver a destination, nous nous arreterons pour une pause the. Etonnant. Personne ne bronche. En europe, apres un trajet aussi long et eprouvant, le chauffeur se ferait severrement rosser par des passagers furieux des conditions precaires dans lesquelles ils voyagent. J'adore. Depuis le debut de ce voyage j'ai appris la patience. Nous repartons, puis apres une heure passee dans les embouitellages de Kathmandu, nous descendons enfin de ce maudit bus.
Un rikshaw nous depose dans Thamel, quartier calme et touristique de Kathmandu ou l'on trouve quasiment tous les hotels, restaurants, agences de trekking et magasins de materiel. Le centre ville en quelque sorte. Nous entrons alors dans un des premiers hotels a l'apparence tranquile et propre. Nous y trouverons un vrai petit nid douillet. Chambre double spacieuse avec moquette, salle de bain prive, toilette a l'occidental, lavabo, baignoire avec douche, eau chaude a volonte et pression digne de se nom au robinet, combleront les 2 jeunes voyageurs epuises que nous sommes apres ce long periple de 50 heures pour parvenir jusqu'ici. Ca y est, nous sommes au Nepal, le voyage va pouvoir commencer.
20/01/07 1er jour a Kathmandu.
Lever tres tranquile. Douche. Un vrai
bonheur, la meilleure douche de tout mon voyage. L'eau est brulante,
est sort du pommeau de douche avec panache. La salle de bain est
remplie de vapeur. sensation extremement agreable. Au tour de joe de
profiter de ce petit plaisir matinal. Nous partons ensuite en quete
d'un petit dejeuner. Nous decouvrons alors l'endroit parfait.
Du nom de "Pumpernikel", cet etablissement, cache au milieu d'une petite ruelle, offre aux visiteurs, toutes sortes de pains, patisseries, viennoiseries, the et autres douceurs en tout genre. Le tout, dans une petite cour exterieure bordee de murs en briques et de petits arbres. Des petits oiseaux habitent egalement les lieux et viennent picores les miettes laissees sur les tables et les chaises par les visiteurs. Ambiance tres paisible et agreable pour commencer la journee. The, oeufs, jus de fruits frais, croissants et autres constitueront notre premier petit dejeuner nepalais.
Apres cette petite pause culinaire matinale, nous commencons Joe et moi, notre tournee des magasins a la recherche du materiel dont nous allons avoir besoin pour notre petite aventure et que nous n'avons pas pu trouver en Inde. Kathmandu est un vrai petit paradis pour celui qui recherche du materiel de trek, d'alpinisme ou d'expeditions en tout genre. Des magasins tous les 10 metres vendant a peu de chose pres la meme chose a des prix defiant toute concurrence peuplent les rues. Nous observons donc sans rien acheter pour le moment et nous faisons une idee des prix. cela nous servira plus tard pour de futures negociations.
Apres avoir errer un long moment dans ces magasins, nous entrons dans une agence de trekking a la recherche d'informations. Ouf. Mes craintes se dissipent grace a la conversation desinteresse que nous avons eu avec notre interlocuteur. Je m'explique. Avant de partir au Nepal, je m'etais renseigne un peu sur les possibilites de trek. J'avais alors lu avec effroi que depuis octobre dernier, toutes personnes souhaitant trekker au Nepal, devait avoir un permis special appelle TRC. Ce fameux TRC etait sense lutter contre les fausses agences et les guides incompetants et ainsi proteger le client et apporter un nouveau souffle economique a cette activite touristique. Mais en realite, cela avait une contrepartie negative pour le pauvre visiteur en quete d'aventure. En effet, les seules agences aptes a delivrer ce fameu permis etaient les agences de voyages et de trek. Elles ne le delivrait biensur qu'a condition que le client achete chez eux toutes sorte de prestations de services. Guides, porteurs, tours organises... Cela coutait donc horriblement cher et ne permettait plus au voyageur de se prommener librement et individuellement sur les sentiers nepalais.
Ce fameu TRC, accuse par de nombreuses personnes de mettre en peril le tourisme individuel a donc ete suspendu, et n'est plus obligatoir. Nous ne serons donc pas obliger d'avoir ce putain de bout de papier et de prendre un guide qui nous couterait les yeux de la tete. C'est donc tout les 2, et avec le minimum necessaire, que nous partirons faire le tour de l'Annapurna et nous rendre au camp de base de ce geant, 4e plus haut sommet de la planete.
Nous ressortons donc tout joyeux et avec en notre posession, toutes les informations necessaire pour fixer notre itineraire et notre petite aventure. Pour feter cela, nous allons dejeuner autour d'une grande pizza cuite au feu de bois. Un vrai regal.
L'apres midi sera encore consacree a faire la tournee des magasins. Le soir nous dinerons dans un petit restaurants a la cuisine vegetarienne excellente. Le cadre y etait egalement tres reposant. Nous discuterons plein d'entrain et d'excitation de cette aventure et de ces montagnes qui nous faisaient tant rever depuis notre rencontre a Mc Leod Ganj, il y a 1 mois. L'aventure se concretise enfin et le reve est maintenant a portee de main.
21/01/07 Crocodile Andy.
Reveil matinal puis petite seance de
yoga dans la chambre. Puis nouveau petit plaisir aquatique. Ah cette
douche... Petit dejeuner au Pumpernikel comme la veille. Toujours aussi
excellent.
Accompagnes de notre liste de materiel, nous passons a la phase "achat" du materiel dont nous avons besoin. Nous ferons de nombreux magasins, en general un par article pour completer au fur et a mesure et au meilleur prix possible notre equipement. Notre liste est presque complete. Il nous manque cependant une chose importante : le permis d'entree dans le parc nationnal de l'Annapurna. Sans ce precieux sesame, pas de trek.
Nous nous mettons donc en route vers le batiment delivrant le precieux bout de papier. Puis, apres nous etre acquites de 2 photos d'identites, des formulaires dument remplis et de 2000 roupies chacun, nous ressortons enfin avec les precieux sesame nous ouvrant les portes de l'Annapurna.
En sortant, Joe remarque un petit cordonnier, sur le trottoir d'en face. Ses chaussures, decousues sur le devant, ont en effet besoin d'etre reparees avant d'affronter les rigueurs de l'hymalaya. Joe s'installe donc sur un petit tabouret. L'homme sort alors quelques outils de sa petites boites a chaussures et commence son travail. Nous observons attentivements les mains habiles et exercees du coordonnier, panser les blessures des petits souliers de cuirs.
Soudain, un attroupement et une musique attire mon attention. Un groupe de personnes, situe a une dizaine de metres de nous, s'est rassemble curieusement pour observer ce qui semble etre un spectacle dont je ne connais pas encore la substance. Je m'approche donc curieusement. Des charmeurs de serpents. Voila ce qu'observe la foule. 3 hommes, assis a meme le trottoir, jouent de la flute, du tambour et d'autres instruments inconnus pour faire danser les dangereux reptiles. Des cobras menacant se dressent dans leurs petits paniers en osier sous le regard attentif et parfois inquiet des spectateurs. J'appercois et j'entends alors parfois des "tssss !" que crachent nerveusement les cobras en direction des 3 musiciens. quel spectacle terrifiant.
Je quitte la foule et retourne voir Joe pour lui faire part de ma decouverte. Il me confie alors son appareil photo et me charge de rapporter quelques images car il est toujours occuppe avec le cordonnier. Il lui a demande une petite couche de cirage pour ses chaussures.
Je retourne donc a mon spectacle. Je me glisse au premier rang et m'accroupis pour essayer de capturer quelques images de ce spectacle inhabituel. Je prends quelques photos. Un des 3 hommes, ouvre alors un panier plus grand que les autres et en sort un annaconda ! Ah ! Vision d'horreur. La bete mesure au mois 2 metres de long. L'homme s'approche alors vers moi pour me passer le reptile autour du coup. Pas question ! Ma phobie des serpents me fait reculer rapidement et je m'echappe de la foule. Je ne suis d'ailleurs pas le seul.
Je retourne voir Joe pour lui montrer les images que j'ai prises et lui raconter la scene. Visiblement, la phase cirage a pris une mauvaise tournure. Ses chaussures, initialement marron clair, commencent a prendre une teinte rouge orangee.
Je retourne donc au spectacle. Apres 5 minutes, la musique cesse et les hommes rangent les reptiles et les instruments. Le spectacle est termine et la foule de curieux se disperse. Je me retrouve seul. Je reste alors un peu et essaye d'engager la conversation avec ces 3 hommes. Le courrrant passe, j'apprendrais le nom des serpents, la maniere dont ces hommes les attrapent dans la jungle, la dangerosite de cette activite. la maniere dont ils leur hotent les crochets et leur venin pour les rendre inoffensifs... J'essaiyerais meme de joueur de leur instruments. Je leur fait alors par de ma phobie pour ces creatures et un des hommes reussis quand meme a me faire toucher un petit serpent jaune qui ne faisait pas parti du spectacle.
Je refuserais quand meme, malgres son insistance, le collier annaconda dont un des hommes voudra me parer. Apres cette symatique discussion, je quitte les 3 hommes en les remerciant chaleureusement et retourne prendre des nouvelles de la phase cirage.
- "Putain je suis degoute mec, regarde mes pompes. Elles sont rouges." me dit Joe.
- "Oh ca va, elles tirent quand meme plus vers le marron." lui dis-je pour essayer d'apaiser son desaroi.
Le massacre s'acheve et Joe paye.
- "La procahine fois la couleur sera mieux ok ?" lui lance le cordonnier.
- "Mais moi c'etait aujourd'hui que je voulais la vraie couleur. C'est pas ce que je j'avais demande." repond Joe.
Nous
repartons alors, Joe un peu depite et degoute, et chausse de chaussures
qui en faite sont vraiment rouges. Peut etre qu'avec le temps... Apres
cette petite distraction, nous reprennons notre shopping. Nous
empruntons une nouvelle rue et entrons alors dans un petit magasin. La
boutique est minuscule. il y regne une odeur particuliere. Pas
desagreable non, mais contrairement aux autres boutiques, tout ca ne
sent pas le neuf. Il y regne aussi un vrai bordel a l'interieur. tout
est un peu en desordre. A notre grande surprise, le proprietaire est
australien et non pas nepalais.
- "Je peux vous aider ?" nous lance l'homme.
- "Euh oui, nous cherchons des guettres."
- "Des guettres ? Pfff, prenez pas ces merdes, ca sert a rien et en plus la neige rentre quand meme a l'interieur."
Voila
comment, sur ces premieres paroles, nous avons fait la connaissance
d'Andy. Andy est australien. Il mesure environ 1m75, est degarnis sur
le dessus avec les cheveux tres courts, porte une barbe de 3 jours sur
ses joues saillantes et son visage creuse, et fume des cigarettes
toutes jaunes qui ont l'air pire que des gitanes mais sans filtres. Ce
type a une vraie gueule.
Andy est arrive au Nepal il y a une
quizaine d'annes pour voyager et se mesurer aux plus hauts sommets de
l'hymalaya. Il n'en n'est jamais reparti. Il y a rencontre son epouse
actuelle qui tient egalement la boutique avec lui. Apres avoir
barrouder de nombreuses annees et participe a de nombreuses expeditions
en Inde, au Pakistan, au Nepal et partout ou l'hymala avait des sommets
a offrir, il a achete cette petite boutique de materiel d'expedition.
Son allure et son accent australien, me font penser au celebre aventure
australien nomme Crocodile Dundie.
Andy est un sacre personnage. un peu ronchon en apparence, il est de la vieille ecole. Il a gravit plusieurs fois l'Everest, en a ramener des gelurs aux doigts et a de nombreuses histoires et annecdotes d'expedition a raconter. On sent le vecu sur son visage. Nous faisons donc un peu plus connaissance avec le personnage et lui faisons part de notre modeste trek autour de l'Annapurna et du materiel dont nous avons besoin. "Prenez pas ce truc de merde les gars, ca sert a rien." "Prenez plutot ca, ca coute moins cher." "Ca, vous pouvez le zapper, vous en aurez pas besoin." Voila comment, avec son aide et ses conseils avises nous completons notre equipement. Nous avons un peu la meme vision des choses tout les 3. rester simple. Emporter le minimum, pas de superflu. Et pas d ematos a 10 000 dollards. On va juste faire un trek, pas l'Everest. Partir avec le strict necessaire pour etre le plus leger et le plus rapide possible.
"J'ai fais le tour de l'annapurna en 9 jours. Les gens mettent 2 a 3 semaines mais vous pourrez le faire en 12 13 jours les gars a l'aise. Il y aurait tellement de chose a raconter au sujet d'Andy. Je pense que cette phrase resume a elle seule le personnage et sa philosophie. Vous avez besoin d'une gourde ? Prenez une bouteille de coca. Ca coute que dalle, c'est hyper solide et en plus ca gele pas."
Il nous expliquera aussi comment la contrefacon a pignon sur rue et occuppe les boutiques de Kathmandu. Les usines ou l'on frabique les equipements de grandes marques, vendent leurs etiquettes. Cela explique pourquoi on peut acheter une veste qui coute 300 dollards en temps normal, pour seuleemnt 60 dollards. Comment cela serait-il possible avec en plus les frais d'importation ? Attention donc de ne pas mourrir de froid a 6000m d'altitude en pensant avoir fait l'affaire du siecle en achetant une veste. North Face, est d'ailleurs la marque la plus copiee ici. On trouve de tout, meme des calecons. du grand n'importe quoi.
Nous repartons donc avec le strict necessaire et les precieux conseils d'andy. Quelle rencontre extraordinaire. Le soir nous irons a nouveau deguster cette immense pizza au feu de bois.
De retour dans la chambre, nous decidons pour cette nuit, de tester les sacs de couchage -20 degres achetes cette apres midi chez Andy. Nous ouvrons toutes les fenetres de la chambre et nous glissons dans nos sacs, juste en calecons. Il doit faire presque 0 degres dehors.
22/01/07 Derniers preparatifs.
Nous nous sommes reveilles en plein
milieu de la nuit Joe et moi, trempes de sueur. Nous avons du finir la
nuit avec les sacs de couchages ouvert en guise de couverture. Test
passe avec succes, ces sacs sont vraiment ultra chauds. Nous verrons en
altitude et avec des temperatures plus froides. Yoga, douche, petit
dejuenr au Pumpernikel. Nous nous renseignerons dans la journee pour
les departs de bus, acheteront une carte de l'Annapurna et de la
nourriture et dernieres diverses petites choses qu'il nous manquait
encore pour etre pret a partir.
Lecture des mails, promenade dans les rues de la ville et bon petit restaurant completeront cette journee. Nous partirons demain matin pour l'Annapurna. Nous avons hate.
23/01/07 Faux depart.
Le reveil sonne. Nous nous preparons
puis quittons la chambre. En bas, la receptionniste nous annonce qu'il
n'y a pas de bus aujourd'hui. "Vous n'avez pas lu les journaux ? Il y a
une greve de bus depuis hier soir" nous dit-elle. Panique generale.
Comment va-t-on partir ? Finalement nous remontons dans la chambre et
reposons nos affaires. Nous passerons donc une nuit de plus ici.
Apres l'habituel petit dejeuner au Pumpernikel, j'achete le journal pour essayer d'en apprendre un peu plus sur cette histoire de greve. L'explication est la suivante.
Des affrontements entre des maoistes et des pros gouvernemantaux, ont eclate dans une ville du nord du pays. Je ne me souviesn plus du nom. Les echauffoures ont entraines une fusillade entre les 2 parties. Une balle perdue, est venue fauche un jeune homme de 16 ans qui passait malheureusement par la a ce moment la. Le jeune etudiant est mort sur le coup. Ce tragique incident a entrainer la colere d'une des 2 parties et en guise de represailles, des bus ont ete saccages et incendies. Le syndicat des chauffeurs de bus, suite a cet incident, a declarer un mouvement de greve generale a duree indetermine dans tout le pays, jusqu'a ce que le gouvernement reponde a leurs revendications (dedomagemnts et protection des bus).
Apparament, la greve ici, c'est du serieux. Aucun bus, aucun taxi, aucune voiture ni aucun camion ne circulent dans tout le pays. Contrairement a chez nous, il n'y a aucun service minimum. Le pays est donc com[pletement paralyse. Des barrages routiers ont ete organises par les grevistes. Tout vehicule qui tente de les passer, est immediatement saccage puis incendie. Cela fait son effet.
Nous devons donc trouver un plan B pour pouvoir quitter la ville et commencer notre trek le plus rapidement possible. Nous decidons donc d'aller voir Andy, peut etre aura-t-il des bons plans. Malheureusement non. La seule solution pour quitter la ville selon lui, est de se rendre a l'aeroport et prendre un vol pour Pokhara, ou la, nous pourrons commencer le trek, mais en sens inverse. cette solution est malheureusement hors de budget. Nous devrons donc patienter ou trouver une autre sollution.
En attendant, nous decidons de prendre notre mal en patience, est d'aller visiter le Monkey Temple. Le ciel est couvert de brume. Nous marchons et nous eloignons de Thamel. Nous decouvrons alors un autre visage de kathmandu. Celui d'une ville ultra polluee et sale. Les nombreux petits temples que nous croisons sur notre chemin, apportent cependant une touche de beaute et d'authenticite a la ville.
Apres 15-20 minutes de marche, nous arrivons devant le temple. Il y a deja pas mal de monde. des marchands en tout genre deambulent aux abords du templs, des nepalais font leur footing matinal. Aucun touristes en vue cependant.
De grands escaliers montent et s'etirent longuement jusqu'en haut de la colline ou trone le temple. Comme son nom l'indique, ce lieu de culte bouddhiste, est dedie aux singes. Les macaques y sont ici en nombre et sont un peu comme chez eux. L'architecture des nombreux batiments est magnifique. Moulins a prieres, stupas, toit de tuile, boiseries, statues, portes et fenetres, tout est superbement detaille et raffine. de plus, la brume qui enveloppe le lieu, creee une atmosphere mystique et irrelle. J'ai du mal a retranscrire la beaute et l'atmosphere du lieu. nous y resterons un long moment.
Nous passerons ensuite l'apres midi a suivre l'actualite de cette greve. Toujours pas d'evolution. Nous imaginons alors toutes sortes de solutions. Y aller a pieds, en velo, en velo rikshaw. Toutes ces solutions nous enthousiasment et nous partons a la recherche de velos pour preparer ce qui s'annonce etre comme une petite aventure avant l'aventure. seulement, apres renseignement, les 160km de distance qui nous separe de notre point de depart pour le trek, nous fairons longuement hesiter, puis finalement reculer. Nous decidons d'attendre un jour de plus.
Nous trainerons en ville le reste de la journee, consulterons longuement Internet et finirons par un bon restaurant.
24/01/07 Toujours bloques.
Toujours pas de bus aujourd'hui. Les
negociations en cours semblent pourtant predire une fin de greve pour
demain. nous prenons donc notre mal en patience une nouvelle fois et
decidons de continuer notre visite de Kathmandu. Au programme
aujourd'hui, la visite du stupa de Swayambunath.
Depart donc apres l'habituel petit dejeuner au Pumpernikel et son fameux croissant au chocolat. Le site que nous souhaitons visite, se trouve a environ 7km de l'endroit ou nous sommes. Nous decidons de nous y rendre a pied. Cela nous fera une petite marche qui nous fera du bien.
Sur le chemin, nous passons devant le Palais Royal du roi Gyanendra Bir Bikram Shah Dev. Nous n'appercevons pas grand chose du batiment ultra protege, et le peu que nous en voyons, ne nous emeut pas plus que ca. Apres 45 minutes de marche dans un Kathmandu tres different de celui que nous connaissions, nous arrivons enfin devant le monument.
Wouhaou !!! Les superlatifs me manquent. Ce stupa est gigantesque ! de grands yeux de Buddha peints ornent sa base. Le dessus est recouvert d'or, et de son sommet, partent d'interminables et d'innombrables drapeaux a prieres flottant au vent. L'edifice est borde de batiments a l'architecture tres etudiee. Mes photos parleront sans doute plus que cette pauvre et frustrante description que j'essaie en vain de faire de cette merveille.
Nous passerons sur le site un long moment. Tout cela est tellement beau et impressionnant. Je n'en revient toujours pas.
Nous quittons donc cette petite merveille et regagnons Thamel apres 45 minutes de marche retour. Nous avons fait 15km en 1h30. Pas mal. nous avons la forme, cela promet pour la suite du trek. finalement, cette greve nous aura permis de decouvrir certaines des merveilles de Kathmandu. Je reste persuader que rien arrive par hasard.
Toujours pas de bus cette apres midi, mais tout le monde est confiant quand a l'issue du conflit. Tout devrait reprendre demain. Nous decidons de partir demain coute que toute, meme si nous devons faire les 160km a pieds.










