Le voyage continue : Manali - Rishikesh
08/01/07 Depart pour Manali.
5h du matin, le reveil sonne. Je dois
retrouver Joe pour lui donner quelques affaires que je souhaite laisser
ici pour notre petite expedition au Nepal, et que je recupererais pour
des raisons pratiques, au retour. Une demie heure plus tard, apres ces
petits details d'ordre organisationnel, nous partons pour prendre le
bus de 6h. Joe a decide de m'accompagner jusqu'a Manali, pour voir si
l'ont pouvait trouver une partie du materiel qu'il nous manque et dont
nous allons avoir besoin pour le nepal (sac de couchage -20, tente,
rechaud...).
Apres quelques minutes d'attente dans la fraicheur de cette fin de nuit, notre carrosse arrive enfin. Sorte de gros bus vieillot tout terrain montes sur des roues de jeep aux suspensions a l'epeuve des routes de montagne su lesquelles nous allons circuler. Nous montons a bord et nous installons pou 12h de trajet. Le trajet est a la hauteur de ce a quoi nous nous attendions, c'est a dire long, inconfortable et erreintant. Nos sacs, pourtant petits, nous genent terriblement, nous laissannt peu de place pour les jambes.
Apres avoir correctement agence nos sacs et teste toutes sortes de positions accrobatiques toutes plus dangereuses et inconfortables les unes que les autres, nous trouvons enfin celle qui nous pemettra de survivre a ce long trajet en bus et a gagner un peu de confort. En fait le mot confort est particulierement innaproprie pour decrie les conditions dans lesquelles nous voyagons. Nous trouverons quand meme d'autes positions precaires nous permettant de somnnoller du coin de l'oeil pendant cette longue nuit, de plus en plus froide a mesure que nous nous rapprochons des montagnes de l'himalaya. Joe domira une bonne partie de la nuit la tete sur mon epaule, moi, calle entre joe et mon autre voisin.
Apres 12 heures de trajet, et quelques arrets, nous arrivons enfin a Manali. Quelle deception ! Manali ne ressemble en rien a la desciption qui en est faite dans mon guide de voyage. Cette station climatique montagneuse, a part de fomidables itineraires de trek, ne semble pas avoir grand chose a offrir. Nous sommes hors saison, mais les rues sont pourtant pleine de circulation. De nombreux sites, etablissements, magasins... sont fermes. Notre premiere impression nocturne n'est pas tres positive.
Qu'a cela ne tienne, de toute facon, nous y sommes. Premier objectif pour nous, trouver une chambre d'hotel. Nous nous mettons donc a la recherche du precieux graal. Apres voir visite plusieurs chambres, negocie les prix, compare, et apres plusieurs aller retours dans les rues de la ville, nous nous decidons enfin pour la premiere chambre que nous avions visite et qui avait attiree notre attention. Grand luxe ! Chambre double, propre, avec moquette, salle de bain privee avec erau chaude, et television satelitte. Je pense que c'est la chambre la plus luxueuse mais aussi la plus chere dans laquelle je passeris une nuit, depuis le debut de mon sejour. Enfin, pour 150 roupies chacun, soit un peu moins de 3 euros, et apres 12 heures de bus, ce surplus de confort est le bienvenue.
Nous nous installons tranquilement, puis quittons l'endroit pour aller diner dans un petit restaurant fort sympathique a la cuisine excellente. Nous passerons la un long moment a discuter de tout et de rien, et a rever une nouvelle fois d'aventures et de sommets enneiges. Le Nepal se rapproche a chacune de nos discussions.
09/01/07 Manali express.
Apres une excellente nuit de repos,
nous nous levons relativement tot. Il doit etre 8h30 environ et la
ville commence elle aussi a s'eveiller. Nous pouvons l'entendre
s'eveiller minutes apres minutes et au bout d'un certain temps, la bete
retrouve son niveau sonnore habituelle.
Premiere chose a faire en ce debut de journee, d'une importance capitale pour bien debuter la journee, trouver de quoi prendre un petit dejeuner, si possible dans un cadre sympatique et reposant pour finir de sortir doucement de cette hibernation nocturne dans laquelle nous etions plonges.
Apres une des meilleures douches qu'il m'est ete donner de prendre (ah les joies d'une vraie douche chaude coulant d'un vrai pommreau de douche...quel bonheur.), nous quittons notre petit nid douillet en quete de ce premier objectif matinal. Si a Manali, tout est ouvert relativement tard, cela offre en revanche pour contre partie, une ouverture matinale tres tardive des principaux lieux de restaurations, sites touristiques, magasins... Il est 9h, et les portes pretes a nous accueillir, sont peu nombreuses.
Malgre la pression importante qu'exerce notre estomac pour avoir sa dose de nourriture matinale, nous restons serein et decidons, en attendant que ces parresseux petits restaurantsd ouvrent leurs portes, d'aller visiter le petit temple tibetain qui se trouve dans les environs.
Le temple n'est pas tres grand. Il est constitue du temple, d'un stupa, et d'un autre minuscule batiment qui habrite un enorme moulin a priere. L'ensemble est entourre d'un petit mur d'enceinte autour duquel regne l'anarchie apparente et souvent frequente, du chaos urbains des villes indiennes. Cela ne met pas vraiment en valeur ce petit lieu de culte a l'atmosphere paisible, contrastant agreablement avec son environement. Ce petit temple, avec pour toile de fond les sommets enneiges de l'himalaya, a un certain cachet. Comme souvent, et comme dans tous temples tibetains, drapeaux a prieres flottant au vent, couleurs vives et moulins a prieres, ornent les lieux. Nous restons la un petit moment, a explorer les lieux et a profiter de l'atmosphere paisible quise degage de ce lieu.
Apres cette petite visite, et pousse par l'appel du petit dejeuner, nous repartons enquete d'un endroit susceptible de nous accueillir pour accomplir ce premier rituel culinaire matinal que constitue le petit dejeuner. En vain... Nous passons donc a l'etape suivante, acheter des billets de bus pour quitter Manali qui ne semble pas vbouloir nous offrir grand chose, a part quelques superbes itineraires de trek que nous devons refuser en raison du peu de temps dont noius disposons. Une fois, les precieux laisser passer achete, et en notre possession, nous decidons d'aller visiter Old Manali, qui parait-il, a un certain charme, que n'a pas Manali. Mon jugement est plutot attif,, car la beaute des paysages environants, vaudrait a elle seule une petite visite dans cette ville de montagne. Nous nous en rendons compte a mesure que nous nous eloignons.
Cette petite marche matinal (qui en faite se revelera bien plus longue que nous ne l'aurions imagine) en direction du vieux Manali, aura ete pour nous, a part la decouverte de ces beaux paysages, d'appercevoir et d'approcher nos premiers yacks. Le yack, definition du Petit Robert mis a part, est un animal extraordinnaire. Par sa corpulence, il impose le respect, tant des hommes que de ces compagnions du regne animalier. Par la beaute de sa robe, constituee de longs poils soyeux noirs, bruns et blancs, par ses grandes cornes a l'avant de sa tete massive et robuste, et par la beaute des ornementations dont il est pare par ses proprietaires, il provoque la curiosite et l'admiration. Le yack, est capable de vivre dans des conditions extremes (altitudes tres eleves, temperatures negatives extremes...) sur des terrains difficils et accidentes, que meme le meilleur 4x4 dernier cri, ne parviendrait pas a franchir. Le yack, est aussi un formidable moyen de transport, car il peut supporter des charges impressionnantes. Mais le yack, mis a part ses qualites physiques et esthetiques, est une formidable source d'alimentation pour les populatiopns recules. Viande secher, fromage de yack, beurre de yack et autres sources d'aliments sont autant de chose que cet animal a offrir. Me voila pris de passion et d'admiration pour cet extraordinaire animal.
Apres cette sequence extase et decouverte du monde animalier, nous parvenons enfin a Old Manali. Effectivement, cette vieille partie de la ville, a un charme que n'a pas Manali. Cela ressemble beaucoup a une petite station de montagne. Maisons en pierres et en bois, chalets, atmosphere calme et paisible... sont autant d'atouts que ne possede pas sa petite soeur. Malheureusement, les nouveaux complexe hotelier en betons et a la fausse apparence traditionnel, grignote peu a peu ce charme deja bien mince. Tout cela, reste bien desert et sans vie hors saison. Tant mieux pour les locaux. Pas de petit dejeuner en vue a Old Manali donc.
Qu'a cela ne tienne, apres ses nombreux echecs culinaires, nous ne nous laissons pas demonter, et decidons de poursuivre notre visite des environs, pour nous rendre a Vashisht, qui parait-il, a de formidables sources d'eau chaude naturelles a offrir au visiteur s'y rendant. Cet argumentsuffira a nous convaincre, et nous nous mettons donc en marche dans cette direction. Afin de gagner du temps, et d'eviter un long detour, nous decidons de traverser la riviere qui nous separe de la route pouvant nous mener a Vashisht. Plutot que de retourner sur nos pas ou de continuer sur la route, nous chercherons pendant presque 2 heures, a traverser a pied cette riviere. Je manquerais a plusieurs reprises de rejoindre les poissons et cela me vaudra quelques bain de pieds bien frais, tellement certains passages etaient glissants, mais surtout, pas prevu pour des pietons de notre espece. Finalement nous parviendrons a traverser et remarqueront un pont un peu plus loin. Tant pis.
Apres cette traversee de riviere facon legionnaire (j'avais meme pense a faire un pont en pierre), nous arrivons dans des endroits desertes, ou seuls quelques hommes travaillent a tailler les pierres de la rivierre pour en faire ce qui semble etre une digue. Les nombreuses ordures dans lesquelles certains enfants "jouent", l'odeur d'excrement qui se degage parfois et l'apparente auto constructions de ce qui semble servir de maisons de toles, de bois et autres baches a ses habitants, ressemblent beaucoup a un bidon ville.
Devant la surprise et l'etonnement de certains regards que nous croisons, nous nous rendons compte que les touristes ne doivent pas souvent passer par ici. Mais sans ce detour, nous n'aurions peut etre pas decouvert cet endroit. Nous n'avons pas la pretention et le mauvais gout de partir a la decouverte d'un tourisme miserabiliste, mais ce de detour et les imprevus de ce genre, offrent parfois un regard different sur l'apparence trompeuse que degage certains lieux touristiques et permettent de rentrer en contact du'une maniere differente avec la population.
Apres avoir acheter quelques bouteilles d'eau et autres petits gateaux pour reprendre un peu de force, nous continuons notre marche en direction de Vashisht, que nous atteindrons 20 minutes plus tard. deception encore, Vashisht ne presente aucun signe de vie (ville fantome ?). Decidement, il faudrait ajouter quelques lignes supplementaires a ce tres populaire guide de voyage qui constitue pour beaucoup de voyageurs une bible incontestable. Je viens de me facher avec mon guide de voyage (LP pour les intimes). Toujours pas de petits dejeuner en vue, et pas de sources d'eau chaude non plus. Mais Vashisht a quand meme un certain charme. Avis au trekkeurs.
Retour donc a Manali, mais en rikshaw cette fois. Nous avons marcher depuis 9h ce matin, et n'avons quasiment rien manger alors que l'heure du dejeuner se profil a l'horizon. Heureusement que nous avonspris un rikshaw pour regagner Manali, cela nous a eviter une petite heure de marche. Nous passerons donc directement au petit dejeuner dans un petit restaurant a la cuisisne toujours excellente. Nous repensons a notre matinee, et sommes ravis de ce petit detour et de cette petite aventure.
Une fois rassasies, nous partons dans les rues en quete de ce fameux materiel qu'il nous manque pour notre voyage au Nepal. La aussi, quelle decpetion. Est-ce par ce que nous sommes au plus bas de la basse saison ? Manali, qui est cense etre LE point de depart pour les treks en himalaya, offre vraiment peu de materiel technique susceptibles de repondre a l'attente de 2 voyageurs comme nous en quete d'aventures. Passons.
Nous continuons notre promenade dans les rues de la ville, et appercevons plusieurs vitrines dans lesquelles tronent de nombreuses echarpes, tissus et autres etoffes en pashmina. Nous entrons dans l'une d'elle. Le pashmina, est une specialite du cachemir mondialement connue pour ses extraordinaire qualites, tant artistiques que du tissu. En gros, le pashmina est une etoffe de tissus tissee a la main, dont les fils proviennent de la laine du ventre d'un animal des montagnes dont je ne me souvient malheureusement plus du nom. Ce qui lui procure une qualite inegalable selon les meilleurs specialistes. Nous resterons dans ce magasin 1h30 montre en main. La curiosite qui avait pousse Joe a entrer pour s'aquerir d'un eventuel cadeau pour sa copine, nous aura vallu une tres longue discussion, tant commerciale que didactique sur le pashmina et sur le cout d'un tel "objet". Finalement, le pashmina n'est pas pour Joe, ni pour moi d'ailleurs, et malgres les nombreux arguments rodes du vendeur et le lien d'amitie propre a ce genre de transaction qui fut cree, n'y ont rien change. Les arguments de Joe etaient rodes aussis et son budget limite. Cela l'a sans doute sauve. Nous quittons donc le magasin epuises, en laissant derniere nous un vendeur amer, et decu de ne pas avoir pu faire de transaction.
Cela nous aura au moins permit d'en apprendre plus sur le pashmina et sur ses qualites. Nous sommes maintenant rodes, et detennons un precieux savoir et pouvoir de negociations envers les futurs vendeurs de pashmina que nous croiserons.
L'heure du depart approche. Nous faisons quelques courses pour affronter ce nouveau trajet en bus qui s'annonce aussi long et penible que celui de la veille, et partons manger avant de monter a bord de l'inconfortable vehicule.
10/01/07 En route pour Derhadun.
Apres 17 heures de bus encore plus penible que la veille, et epuises, nous foici enfin arrives sain et sauf a Derhadun, capitale de l'Utaranchal. A peine debarques du bus, le balais des rabbateurs commence ; "Sir, sir ? Riskhaw ?" ; "Rooms ?"... autant de questions qui pleuvent et qui s'enchainent a un rytme infernal. Autant dire, qu'apres 17 heures de trajet dans des conditions precaires, ce genre de sollicitations brutales a tendance a nous porter sur les nerfs. Il nous arrive quelque fois, de vouloir lacher un "putain mais 2 secondes mec ! Je veins juste d'arriver alors lache moi un peu ok ?" Tout cela reste correct, mais notre zen attitude legendaire (j'ai beaucoup progresser dans ce domaine depuis que je suis arrive) nous permet d'esquiver poliment ce genre de sollicitations, et d'eviter un facheux incident diplomatique.
Apres quelques minutes de repos, sur un banc de la gare de bus ultra moderne (en rapport avec les infrastructures indiennes deja rencontreses), nous nous mettons en marche. Apres chaque trajet de ce type, la priorite numero 1, est de trouver une chambre dans laquelle poser ses affaires et prendre un peu de repos. Apres plusieurs longues minutes de negociations concernant le prix de la course, avec differents interlocuteurs, nous trouvons enfin un rikshaw a hauteur de notre modeste budget. Enfin surtout a hauteur du prix normal a payer hors tarif "super arnaque pour touristes" auquel nous sommes souvent confronte. Je n'ai pas de doute et ne suis pas naif, quand au fait que nous avons quand meme le droit a un tarif touristes. C'est deja mieux, et on se rapproche de celui applique aux locaux. Nous commencons a etre rodes a ce genre de negociations.
Nous voila a donc a bord de ce modeste tricycle a moteur, en train de slalomer dans une circulation dense et bruyante, dans l'artere principale de Derhadun. Comme toutes les capitales et grosses villes indiennes, Derhadun est bruyante, encombree de circulation, polluee, surpeuplee, et il y regne un chaos apparant, tant dans son urbanisation, la circulation, et la gestion des dechets, tout a fait deroutant lorsque que l'on revient de l'autre monde que constituait cette petite enclave tibetaine de Mc Leod Ganj. La bas, nous n'avions vraiment pas l'impression d'etre en Inde. Retour au pays assez deroutant donc.
Derhadun, ne comporte pas vraiment de centre ville et de points de reperes. La ville s'etend sur des dizaines de kilometre, et cela complique encore plus l'orientation. Une fois debarque du rikshaw, le rituel de la chambre commence. Visite, negociation des priux, comparaisons, aller retour... Au bout d'une petite heure, nous arretons enfin notre choix sur une des chambres visitees. Rien de transcandant, mais la chambre est propre, dispose d'une salle de bain, et est suffisament grande pour pouvoir nous accueillir tous les deux.Petit plus, nous disposons de la tele. Enfin ce n'est qu'apparence, puisque a part certaines chaines d'informations americaines a l'objectivite douteuse, la programmation des chaines de television indienne, n'a rien de tres passionnante.
Notre chambre est situee a proximite d'une mosquee, et nous pouvons entendre, par la fenetre de notre chambre, l'appel a la priere de l'Imam lancer aux fideles par un haut parleur bruyantet saturant. J'adore cette ambiance.
Apres avoir prisun peu de repos, et pousser par l'appel du ventre, nous partons en quete d'un dejeuner. En errant sur les bords de Rajpur Road, l'artere principale qui parcours la ville, Joe me fait remarquer quelques magasins dont le contenu des vitrines nous laissent sans voix. Carabines, fusils a pompe, AK47 et autres armes en tout genre, se partagent la vedette. L'ambiance de ces arrieres boutiques est tres speciales, et n'incite pas le voyageur etranger a y penetrer.
Nous nous promenons donc dans les rues de cette nouvelle ville que nous n'avons pas encore eu le temps d'apprivoiser, puis bifurquons sur Paltan Bazar, bazar principal de la ville. L'endroit est beaucoup plus calme et p[rincipalement pieton, ce qui nous offre un peu de repis et nous reconcilie un peu avec cette ville dont une nous avons eu une premiere impression tres negative. Comme son nom le laisse supposer, Paltaan bazar, est un endroit ou l'on trouve de tout, et les nombreuses echoppes vendant de tout et n'importe quoi, se bousculent pour attirant le chalant. A notre grande surprise, nous tombons sur quelques boutiques offrant du materiel technique comme celui que nous recherchons avec Joe pour notre voyage au Nepal. Nous verrons cela a Kathmandu, mecque du tourisme himalaya, ou l'on trouve tout ce que l'on veut au tiers du prix.
Apres une longue errance dans les rues du bazar, nous nous installons enfin a la table d'un restaurant a l'apparence tres chic, servant une cuisisne exceptionnelement raffinee. De loin la meilleure table de ce voyage, mais aussi l'addition la plus salee qu'il m'est ete donne de payer. Enfin, nous nous sommes fait plaisir, c'est le principal.De plus, cet unique repas de la journee, repartis en trois repas, equilibrera les comptes de notre budget journalier. Quand j'y repense, j'en ai encore les papilles qui fretillent.
Repus, nous regagnons notre chambre et finirons la soiree devant la tele a discuter et a rever une nouvelle fois de ce voyage au Nepal.
11/01/07 Rishikesh.
Devant le peu d'attraits que presente a
premiere vue Derhadun, j'ai decide de prendre un billet de bus pour
Rishikesh, qui parait-il, est un endroit exceptionnel, tant par
l'atmosphere qu'il y regne, que par l'image carte postale qui s'en
degage.
Direction donc la gare de bus. Joe m'accompagne, car il doit aller chercher sa copine Deanne, qui vient de Mc Leod Ganj, et le rejoins pour quelques jours, pendant la duree des cours qu'il est venu suivre ici (cours sur les alternatives a la mondialisation si mes souvenirs sont exactes). Nous empruntons donc un rikram. Le rikram, est en fait un rikshaw collectif, un peu plus grand que son petit frere, capable de transporter 7 passagers dans les faits (chauffeur compris), mais 11 en realite. Nous rejoignons donc la gare un peu serre, mais dans des conditions qui mesemblent vraiment confortable, au regard des precedents trajets longs et inconfortables que nous avons experimentes precedemment. Nous descendons, payons le prix normal (on s'etait fait un peu avoir la derniere fois), puis nous dirigons vers la gare.
Apres un rapide petit dejeuner local compose de tchae et de sorte de friands a la pommes de terre et aux epices, nous nous quittons Joe et moi, et je monte a bord du mini bus qui doit me conduire a ma prochaine destination : Rishikesh. Pour etre mini, il l'est vraiment ce bus. L'agencement un peu etrange des sieges a certains endroits, procure un certain charme et un certain exotisme a ce petit vehicule a moteur. J'adore ce petit bus. L'ambiance a bord y est plus conviviale, calme et intime, meme si la plupart du temps, personne ne parle car plongedans ses penses.
Dans les miennes j'y suis justement. Je regarde ce paysage changant, defile a travers la vitre et je repense a ce que j'ai deja vecu depuis mon arrivee, les endroits merveilleux que j'ai decouverts, les choses que j'ai faites ou apprises, les gens que j'ai rencontres... Je suis terriblement bien la, maintenant, et une certaine emotion m'envahit. J'ai envie de pleurer, mais de joie. Je repnse aux differentes raisons qui m'ont conduit a faire ce voyage, aux personnes qui l'ont rendu possible par leur aide... Finalement, rien arrive par hasard dans la vie. J'ai bien fait de partir.
Apres cette sequence emotion et environ 1h30 de trajet dans des conditions plus que confortables (normales en fait), j'arrive enfin a Rishikesh. a la descente du bus, ma premiere impression est plutot mitigee. De la circulation, du bruit, des rabatteurs, et pas de vue sur ses fameux bords du gange que tout le monde vante. Patiente petit scarabe, ne juge pas trop vite, il faut du temps pour apprecier un endroit. Voila la phrase digne d'une replique de maitre de mauvais film de kung fu qui me passe par la tete. Je patiente donc.
Puis s'enchainent ces interminables negociations (en Inde il faut s'y habituer, le temps a unenotion toute relative), avant que je monte enfin a bord d'un rikshaw devant me conduire au nord de la ville, qui parait-il est l'endroit le plus calme et le plus charmant de cette petite citee, selon mon guide de voyage. Je me mefie maintenant de celui-ci et j'ai appris a lire entre ces lignes.On verra. A mesure que nous nous eloignons du centre ville, je me reconcillie avec la premiere impression que j'avais eu a la descente du bus. Le paysage se devoile enfin et la ville revele ses atouts. Le gange, d'une eau verte turquoise a laquelle je ne m'attendais pas du tout, coule au milieu de collines verdoyantes, bordees par de nombreux temples et ashrams. Des petites passerelles pietonnes enjambent le fleuve avec elegance. Tout cela a du charme et je n'y reste pas insensible. Le voila donc ce fameux paysage carte postale.
Le riskshaw me depose, et apres quelques minutes de marche, je trouve enfin la petite chambre que j'avais repere dans les pages de mon compagnon de voyage. Cette petite chambre, se situe dans le quartier de Lakshman Jula, endroit le plus calme et le plus pieton de la ville, ou la circulation y est quasiment inexistante. Cette chambre se trouve dans une petite pension familialle dsu nom de Agarwal House, au bord du gange, donnant acces a une petite plage de sable fin juste. Tout cela est tenu par une famille indienne fort sympatique. Wouaou je suis conquis. Depuis la terrasse, j'ai une vue imprenable sur le fleuve, la petite plage et les temples alentours. Le soir, je peux assister a un superbe coucher de soleil.
Ma petite chambre, ne devait pas en etre une a l'origine, car mis a part un lit, colle contre le mur, la piece est traversee d'un enorme plan de travail, et d'un grand evier dans un coin. J'ai un peu l'impression de dormir dans une ancienne cuisine, mais cela a une certaine originalite a laquelle je suis sensible. Et puis, pour un prix acceptable (150 roupies), j'ai le droit a une salle de bain commune propre, avec une vrai douche et de l'eau chaude. Et puis la vue que j'ai depuis la terrasse, vaut toutes les roupies du monde.
Je m'installe tranquilement dans mon nouveau chez mi, puis comme a mopn habitude lorsque j'arrive dans un endroit inconnu, je vais errer dans les rues pour prendre le poul et l'atmosphere de ce nouveau lieu. Rishikesh degage une atmosphere tres paisible et tres New Age. On dit de Rishikesh, que c'est la capitale mondiale du yoga. Il y a des temples, des ashrams et des ecoles de yoga tout les 10 metres. Beaucoup de babas errent dans les rues, et les premieres paroles que j'echangerais avec eux seront : 'do you smoke majiruana ?", "euh no", "ok no problem, I invite you. Come on...". Je pense que cette phrase resume assez bien l'esprit cool et decontracte du lieu.
Je passerais une grande partie de l'apres midi a me ballader et a errer dans les rues avant de regagner ma petite demeure, et avant que Morphee ne me rende visite et m'embarque dans un profond sommeil. Je m'endormirais au son d'une mysterieuse voix, sortant d'un haut parleur bruyant et saturant, priant et chantant les louanges de Krishna et d'autres choses dont je ne comprend pas la substance.
12/01/07 Capitale mondiale du yoga.
Apres une excellente nuit de repos, je
me reveille a nouveau au son de cette mysterieuse voix. Petite douche
chaude (quel plaisir) puis je quitte ma petite pension a la recherche
d'un petitdejeuner. 50n plus loin, je m'installe a la terasse d'une
sorte de petite paillotte faite de bambous. J'y degusterais
d'excellentes cereales a la goyave et autres petits delices de ce genre.
Au programme aujourd'hui, exploration des rues, , trouver des infos sur les bus et train a destination de Kathmandu, prendre des photos, et profiter de l'ambiance et des rencontres. Rishikesh etant la capitale mondiale du yoga, et desireux d'essayer cette discipline, je pars en quete de renseignements sur les cours de yoga dispenses dans les environs. Quelle jungle ! Au dela des nombreuses ecoles que l'on trouve a tous les cons de rues, s'ajoutent aussi d'innombables styles de yoga : yenga yoga, hatha yoga, machin yoga et autre truc yoga peuplent les progammes de ces multiples ecoles. S'ajoute aussi a cela, des cours de meditation. Olala, le choix ne va pas etre simple, et je ne veux pas tomber dans un espece de truc mystique et obscur. Je voudrais juste faire du yoga.
Je vais donc suivre les conseils que l'on m'avait dispenses avant de partir, et m'orienter vers le hatha yoga, qui parait-il, est le plus complet. Cela reduit deja considerablement le choix. Apres avoir pris des renseignements dans plusieurs ecoles, j'ai enfin trouve un cours qui pourrait correspondre a ce que je recherche. Rendez-vous est pris demain matin a 10h.
En allant dejeuner ce midi, j'ai decouvert un petit restaurant assez touristique, mais ayant un certain charme. Situe un peu en hauteur, il offre une vue imprenable sur le gange, les temples, et l'on y rencontre beayucoup de personne venant de nombreux pays dans le monde. Des occidentaux en majorite, pour la plupart. Ce petit restaurant, offre aussi une vue imprenable sur la petite passerelle pietonne de Lakshman Jula, qui enjambele fleuve, et est sources de nombreuses petites scenes de vie toutes plus amusantes les unes des autres. De nombreux photographes indiens, proposent aux touristes de passages, tant indiens qu'etrangers, ce qui semble etre un des grands classiques du souvenir touristique, la photo sur la passerelle, avec en fond, le gange et les temples. Souvenir kitch assurre. Leur equipement photographique d'avant guerre, ferait saliver n'importer quel collectionneur. On croise aussi sur cette petite passerelle, de nombreux petits singes a l'air malicieux, pret a delester les passants de quelques unes de leurs precieuses affaires ou denrees alimentaires. Ils sont tellement marrant. Ils ont parfois des comportements tellement humain. C'est tres troublant. On croise aussi sur cette passerelle, des vaches, des anes, des chevaux, des motos, et autres passants a l'allurre post hippi new age.
Je resterais donc dans ce petit restaurantune bonne partie de l'apres midi, profitant de la vue et du calme qui regne pour lire, mais aussi ecrire le recit des jours passes, avec lequel j'avais pris un peu de retard.
Le temps est magnifique, et je retourne errer et me perdre dans les rues, en m'arretant de temps a autres pour prendre quelques photos. En fin d'apres midi, j'irais dans un cyber cafe me reconnecter vituellement avec ma patrie et mes proches. Ce sera aussi l'occasion de nous coordonner avec Joe pour la suite de notre voyage au nepal.
J'ai assiste cette apres midi, a une scene de rue qui m'a profondement choquee, mais avec laquelle je suis plutot familiarise en France, par moments. Pour en faire une rapide description, deux hommes se battaient au milieu de la rue pour une obscure histoire de circulation routiere, devant des passants meduses et passifs. Je savais les indiens fous du klaxon, mais de la a se taper dessus... Triste retour a la realite. La violence physique en Inde, ne semble pourtant pas courrante. Elle s'exerce surtout par la discrimination. Discrimination envers les femmes, les gens d'une autre caste, les animaux, l'environement... mais rarement de cette maniere. Ce n'est pas dans la culture indienne. Cela faisait donc bien longtemps, que je n'avais pas ressenti cette violence. Se batte pour une histoire de priorite... Au secours.
En fin d'apres midi, je suis alle sur la petite plage qui se trouve en bas de la petite pension familiale dans laquelle j'ai elu domicil pour la duree de mon sejour. Pieds nus, et assis dans le sable chaud de cette fin d'apres midi, je lis tranquilement quelques livres, devant un soleil couchant magnifique, offrant une lumiere orangee, et de magnifiques eflets dores sur l'eau du gange. scene digne des plus belles cartes postales.
Sur cette meme plage, j'assisterais a des scenes de vie emouvantes et surprenantes. Des gamins jouant dans le sable avec insouscience, des jeunes filles se prenant en photo sur des petites barques amarees sur le sable, en prenant des postures de starlette boolywoodiennes, des familles discutant et riant aux eclats... Que du bonheur. Ces memes gamins, viendront plus tard me serrer la main et me tenir discussion, avant de repartir jouer.
J'ai assiste aussi a d'etranges rituels religieux au bord de ce fleuve sacre. Bougies flottantes, petales de fleurs et autes offrandes, sont offertes au fleuve, puis s'eloignent doucement, bece par le courrant du fleuve et la douce lumiere de ce coucher de soleil, avec pour fond sonnore, cette mysterieuse voix toujours presente. J'en ai pris plein les yeux. Evidemment, je n'ai pas mon appareil photo avec moi pour immortaliser cette instant. J'espere que ces images resteront gravees dans ma tete. Ne pas pouvoir les figer sur papier, et finalement ce qui les rend uniques.
13/01/07 Decouverte du yoga.
Ce matin, j'ai pris mon premier cours
de yoga. Ce fut vraiment une agreable surprise, et ce fut bien plus
difficil que je ne l'aurais imagine. Cela ne correspond pas du temps a
l'image vieillote et tranquille que l'on s'en fait, et n'est pas du
tout reserve aux personnes agees en mal de "sensations fortes". en tout
cas, pour le hatha yoga. J'ai donc appris et subis de nopmbreux
etirements, positions accrobatiques en tout genre impossible a realiser
pour un etre normal;ement constitue, et autres phases de relaxation
tres appreciables. tes physique donc et rien de tres mystique. Je suis
ravi par cette decouverte matinale.
Un des eleves du cours avec qui j'ai rapidement sympatise, m'a conseille d'essayer un autre cours, encore plus physique, et dispense selon lui par un excellent professeur. Par curiosite (masochisme ?) j'irais faire un tour cette apres midi.
En attendant, je retourne dans ma chambre pour me changer et prendre quelques affaires pour aller les deposer a la laverie. Le voyage ne dispense pas de ce genre de taches quotidiennes ininteressantes. Apres cette petite activite physique matinale, mon estomac, par cette heure bien avancee, me pousse a aller prendre un petit dejeuner, dans le petit restaurant siotue sur les hauterus, que j'ai decouvert la veille. J'y resterais encoreune bonne partie de l'apres midi, le temps de manger, profiter de la vue, du temps, de lire d'ecrire... Le temps ces derniers jours semble s'etre arreter et je me laisse bercer au rytme de ces petits plaisirs simples. Pour l'annecdote, j'ai l'impression que le jeune homme assis en face de moi, commande exactement la meme chose que moi. On dirait qu'il y a de l'echo dans l'enchainement de nos commandes. Si c'est le cas, je seais ravi d'avoir suscite chez lui quelques envies culinaires. Nos regards se croisent parfois, et je le sens un peu gene. Il n'y a pas de quoi, je trovue la scene plutot amusante et un petit sourire de complicite detendra l'atmosphere.
Il est l'heure d'aller a cette prochaine seance de torture dont m'a parle Angelo, le costa ricien rencontre ce matin pendant le cours de yoga. Un petit detour rapide par le cyber cafe pour regarder mes mails et prendre des nouvelles du pays, et je repars d'un pas decide vers ce prochain cours tant vante. Le lieu ou se deroulent les cours est assez eloigne d'ici. Une petite marche a pieds me mettra en jambe et me permettra de decouvrir une autre partie de la ville dans laquelle je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller. Tansition efficace et agreable. Me voila donc en train de longer les bords du gange,, d'emprunter une petite route de campagne, et croiser toutes sortes d'animaux et de stands au bord de la route.
PLus je m'approche du lieu, et plus je croise de babas. Cela s'explique sans doute par la presence des nombreux ashrams et autres temples qui peuplent cette partie de la ville. Vetus pour la plupart d'etoffes de tissus oranges, ces babas, la plupart du temps assis aux bord des routes, ont l'air un peu perdus, voir mal en point pour certains. Les seules bribes de discussion que j'ai pour l'instant eu avec eux, se resumaient a une demande d'argent, ou a des propositions en tout genre, sur les multiples substances qui auraient pu me permettre d'entrer en meditation profonde et a quitter mon corps terrestre pour quelques heures. Tout cela ne m'enchante guerre. J'aimerais bien apprendre a les connaitre un opeu plus, ces hommes a l'allurre etrange et mysterieuse. J'y travaillerais.
Apres quelques difficultes d'orientation, je touverais enfin mon chemin. J'arrive enfin devant la porte du Raj Palace, la ou se deroule le cours. Wouaou le nom fait classe. J'entre alors dans la salle ou sont deja present tous les elves. J'arive juste a temps. Je m'installe timidement parmis eux, puis notre professeur entre a son tour. Un homme d'une quarantaine d'annee, portant une grosse barbe et de long cheveux noire, vetu d'un tee-shirt a manche longue et d'un petit short blanc. Je pense qu'il doit etre Sikk.
Le cours debute, et je comprends alors tout de suite dans quoi je me suis embarque. Le cours de ce matin n'etait qu'un modeste echauffement en comparaison avec celui-ci. La, c'est carrement d ela torure. 2h15 plus tard, le cours prends fin, et a mon grand etonnement, je ressors en un seul morceaux. Mais le plus important, c'est que tout est reste dans l'ordre. Bras, jambes, tete, colonne vertebrale... semble avoir retrouves leur position normale. Ouf. Je me sens bien la, tres detendu. Je pense en revanche, que les courbatures me guettent, et qu'elles me rattrapperont peut etre des demain. Demain nous sommes dimanche, et il n'y a pas de cours. Cela me laissera une journee de recuperation, avant de revenir lundi pour une prochaine seance de torture. Le cours et le professeur sont excellents, j'adopte.
Sur le chemin du retour, nous renterons ensemble, tous les elves, car nous logons a peu pret tous au meme endroit. Un japonais, un chilien, un espagnol, un francais et une italienne forment ce petit goupe. Ambaiance internationnale garantie. a mesure que nous marchons, le goupe se disperse et je fais alors un peu plus connaissance avec Julia., l'italienne. Elle a vraiment un look particulier. Dread locks, piercings et autres bijoux et vetements fantaisistes constitue son look, ce qui ne laisse pas les indiens qu'elle croise indifferents. Nous irons ensuite diner avec des amis a elle avec lesquels elle avait rendez-vous. Un autre petit groupe, constitue d'un marocain, d'un autre espagnol, et d'un americain originaire de californie, fascine par la ganja. Il porte de grosses dread locks lui tombant au milieu du dos, une epaisse barbe noire, et le fameux point rouge indien sur le front. Shaon, c'est son nom, orsqu'il nous parle de son tavail dans une ganja farm, affiche un large sourir, et son visage s'illlumine. Il semble avoir touve son petit paradis.
Nous ferons tous un peu plus connaissance. Il est 22h, les portes de ma guest house vont fermer, il faut que je rentre. Rendez-vous est pris demain avec le groupe pour aller visiter ce qu'ils appellent "the caves". Je commence deja a sentir les courbatures. 4 heures de yoga, c'etait peut ete un peu beaucoup pour un premier jour.